Psychasoc
Montpellier du 04/10/2010 au 06/10/2010
3 ème Congrès Travail Social et Psychanalyse
Montpellier 4, 5, 6 octobre 2010
Travail social : actes de résistance ?
La résistance a mauvaise presse. Que ce soit chez les psy : résistance inconsciente du patient ou de l’analyste. Ou chez les managers : résistance au changement. Il est vrai qu’à résister « contre », et parfois tout contre, on s’y épuise en vaines plaintes et revendications. Mais il existe une autre face de la résistance, une face « pour », que l’engagement de nos aînés nous laisse en legs : la Résistance et ses réseaux firent pièce à l’oppresseur. La résistance, pour ne pas sombrer dans l’opposition stérile, ne nécessite-elle pas un pas de côté ? D’abord prendre un peu de recul pour analyser la situation. Ce qui se met en scène dans le travail social n’est-il pas intimement lié au système néolibéral ? Il s’agit alors d’en produire l’analyse, les constats ne suffisent pas. Seule l’évaluation de la situation et des forces en présence permet d’envisager un combat de tous les instants. Résister au laminage de la langue de bois qui pétrifie les paroles et les écrits des travailleurs sociaux ; résister au management industriel débridé qui écrase les dispositifs institutionnels; résister aux procédures de formatage, démarche-qualité, référentiels, domaines de compétence et autres avatars du psycho-socio-bio pouvoir qui tel un rouleau-compresseur écrase sur son passage les capacités d’invention des acteurs sociaux comme des usagers etc autant d’expressions de la résistance qui se déploient dans le travail social dans ces trois dimensions ouvertes lors du 2e Congrès, sous l’éclairage de la psychanalyse : clinique, institutionnelle, politique.
Ne s’agit-il pas pour les professionnels de s’exprimer pour que ces métiers de l’ombre, ces métiers de « trouvailleurs soucieux» de l'humain, prennent toute leur place ? Cette « fraternité discrète » auprès des plus démunis de nos contemporains n’a-t-elle pas force de résistance face à « la plus formidable galère sociale » (J. Lacan) ? Les travailleurs sociaux réclament à corps et à cris une reconnaissance publique de leur travail. Le plus simple n’est-il pas de donner à lire, à voir, de faire savoir ce qu’il en est de ces métiers de l’intervention sociale, véritables « môles de résistance » en acte (M. Chauvière) ? Alors que tout dans notre société néolibérale tend à réduire la valeur à la seule valeur marchande, les travailleurs sociaux ne sont-ils pas aux avant-postes d’un combat pour l’humain ? Les décideurs, financeurs, responsables politiques veulent savoir légitimement ce que font les travailleurs sociaux, quel usage ils font des deniers publics. Nous donnerons lors de ce congrès, une réponse, en acte… de résistance. Soutenus par des philosophes, des sociologues, des ethnologues, des psychanalystes, des praticiens de terrain, c’est à un véritable état des lieux des idées, des actions et des trouvailles de chacun, que nous nous attacherons.
Joseph Rouzel, responsable de PSYCHASOC
Plénières lundi 4 octobre
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Lundi matin 9h-12h
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Lundi après midi 14h-19h
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8h 30 accueil
9h-9h30 Ouverture : Joseph Rouzel, Qu’est-ce qui résiste à la résistance ?
Président de séance : Joseph Rouzel (psychanalyste, directeur Psychasoc)
Discutant : Salim Mokaddem (universitaire, philosophe)
9h 30- 10h30 Roland Gori (psychanalyste, universitaire), Faire front aux dispositifs de servitude
11h- 12h Fabien Tarby, (professeur de philosophie), Produire une résistance
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Président de séance : Jean-François Gomez (chercheur)
Discutant : Jacques Cabassut (professeur de psychologie, formateur, psychanalyste)
14h Isabelle Pignolet de Fresnes (formatrice, psychanalyste), "L'autre scène " de la résistance
14h 45 Michel Chauviere (Directeur de recherche CNRS), La clinique, comme catégorie sociologique, un môle de résistance
Pause
15h30 h David Le Breton (professeur de sociologie), Anthropologie des conduites à risque ou comment les jeunes résistent
16h 15 Dominique Rousseau (professeur des Universités), Résister au droit ou droit de résister?
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17h30-19h : Film de Bernard Richard (cinéaste), Les enfants de la parole
Discussion animée par Claude Allione (psychologue, psychanalyste)
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Ateliers du mardi 5 octobre 9h-12h/14h-16h30
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Atelier 1 La clinique : un môle de résistance.
Président de séance : Lin Grimaud (psychologue clinicien, formateur)
Discutant : Madeleine Vabre (formatrice)
Logés au carrefour de l’institution parlante et de la politique instituante, les intervenants sociaux, que ce soit dans l’école, la clinique psychiatrique, en institution sociale ou médico-sociale, soutiennent de leur place une clinique du cas par cas, du un par un, une clinique du sujet.
Intervenants :
- Frédérique Landoeuer (professeur des écoles), L’école : résistance active.
- Jacques Cabassut, Résistance de l’institution ; institution de la résistance.
- Hervé Bokobza (psychiatre, médecin-chef), Une psychiatrie à visage humain.
- Alain Chaplain (éducateur, formateur), Réinventer sans cesse la clinique. Résister, c’est créer et s’impliquer.
- Jean-Louis Mathieu (psychanalyste, psychologue clinicien), Une clinique de l’anodin.
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Atelier 2 Lieux de décision, d’élaboration, d’action : quelles articulations ?
Président de séance : Alain Bozza (psychologue clinicien, formateur)
Discutant : Jean-Marie Vauchez (éducateur, formateur)
Pas d’acte en travail social sans une pensée de cet acte. Or ce travail d’élaboration ne peut pas ne pas tenir compte du contexte général tant institutionnel que politique par le biais notamment des politiques sociales. Une bonne connaissance de ce contexte est nécessaire pour en produire une analyse, élaborer des "trouvailles", "bricoler" des dispositifs qui remettent en selle le sujet et en témoigner...
Intervenants :
- Charles Segalen (éducateur, doctorant) : L’évaluation des pratiques : acte clinique,acte institutionnel, acte politique.
- Joseph Islam (éducateur technique, administrateur OPCA), Formation des travailleurs dit « handicapé » en E.S.A.T
- Christine Soler (éducatrice spécialisée), Un atelier d'expression médiatisée en maison d'accueil spécialisée
- Michèle Dalmasso-Reverbel (éveilleuse d’écriture) et Catherine Rouxel (éducatrice spécialisée), De la maison d’écriture
- Claude Ferré (paysan voyageur), Tolstoï : le Pédagogue et le Travailleur Social
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Atelier 3 A quoi on se « réfère-en-ciel » ?
Président de séance : Loïc Andrien ( chef de service éducatif)
Discutant : René Baget (psychanalyste)
Les actes sont produits à partir d’idées, souvent sous-jacentes. Notamment des idées sur la nature de l’humain. Toutes ne sont pas équivalentes. Il y a un choix éthique à opérer. A nom de quelles références produire des actes de résistance ?
- Marc Zerbib (psychanalyste), L’« inquiétude » comme fondement éthique du travail social.
- Patricia Vallet (formatrice, chercheuse), Que peut-on transmettre dans ce monde incertain ?
- Laurent Melito (éducateur, doctorant), Rapports sexuels et transactions marchandes : le travail social au risque de la marchandisation de l’intime.
- Pierre Facon (éducateur, formateur) et Christophe Fagniez (formateur), La résistance en acte… de recherche.
- Didier Kapetanovic (éducateur, formateur), Formation et conception du travail social.
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Atelier 4ouvert aux mouvements de résistance Animation: Claude Allione L’Appel des appels, La nuit sécuritaire, Attac, Médecins du Monde, Conseil social de la résistance, Association de lutte des sans papiers, d’aide aux immigrés etc
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Atelier 5 « Les patates chaudes ».
Président de séance : Isabelle Pignolet de Fresnes
Discutant : Pierre Brousse (éducateur)
SDF, jeunes en galère, enfants endeuillés, enfants autistes, personnes en fin de vie, on se les refile, on les dit incasables, ils dérangent. Et pourtant des professionnels ne lâchent pas la rampe. Ils sont là, discrets et tenaces…
Intervenants :
- Florence Plon (psychanalyste), Accompagner les enfants en deuil
- Sylvie Zucca (psychiatre, psychanalyste), Langue gestionnaire, inconscient et travail social : un ménage à trois explosif ou nécessaire ?
- Guy-Arthur Rousseau, (psychanalyste) Transmettre aujourd’hui
- François Chobeaux (Responsable CEMEA), S'accrocher à une clinique sociale du sujet
- Nicole Haccart (infirmière psychiatrique, directrice), Accompagner des jeunes ‘’incasés’’ vers leur autonomie
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17h-19h Soirée : Jacques Bertin : Chants de résistance (Auditorium Einstein au Corum)
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Tables rondes de mercredi 6 octobre
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Mercredi matin 9h-12h
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Mercredi après midi 14h-18h
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Président de séance : Jacques Fraisse (Directeur IRTS- LR)
Discutant : Thierry Goguel d’Allondans (anthropologue, formateur)
Ouverture européenne et au-delà :
- Martin Pigeon (psychanalyste), La santé mentale à l’ère du toutalisme hypermoderne (Canada)
- Michel Heinis (directeur, psychanalyste), Passage à l’acte, acte de passage. (Belgique)
- Thomas Aïchhorn (psychanalyste), Education et psychanalyse, le travail d’August Aïchhorn reconsidéré (Autriche)
- Françoise Tchopp (formatrice), Un projet sans projet (Suisse)
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Présidente de séance : Isabelle Pignolet de Fresnes
Discutant : Rajaa Stitou (psychanalyste, maître de conférence)
- Catherine Gandjean (formatrice), Une approche critique de la démarche qualité.
- Bernard Stiegler (philosophe, universitaire), La vie est en elle-même une thérapie qui a un sens.
- Jean-Pierre Lebrun (psychiatre, psychanalyste), Au-delà de s’opposer, résister.
- Guy Massat (psychanalyste), Inconscient et société
Conclusions à deux voix :
- Jean-François Gomez, Une langue à réinventer
- Joseph Rouzel, Resistance n’est qu’espérance.
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Les présentations des interventions seront mis en ligne au fur et à mesure.
Après le 15 septembre : 390 €
(Chèque à l'ordre de « Psychasoc »)