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Séminaire de 2016-2017 Animé par Joseph Rouzel

Psychasoc/APJL

Montpellier du 27/09/2016 au 04/07/2017

PSYCHASOC/APJL

Séminaire à Montpellier  2016-2017

 

Psychanalyse pas morte… stop… lettre suit

Animé par Joseph Rouzel

 

La psychanalyse relève d’abord et avant tout d’une pratique .

Singulière, certes, mais pratique. Elle exige la mise en place d’un praticable , le dispositif ; mais aussi ne reste vivante qu’au prix d’une praxis  incessante. Pratique , praticable , praxis  forment une tresse à trois brins sans laquelle rien ne tient.

Or la praxis, mode de traitement du réel par le symbolique, relève de l’effort de chaque praticien pour supporter, à partir de sa propre expérience dans la cure, la rencontre avec le réel de l’inconscient. C’est du terme de transfert que Freud désigne ce processus. «Une pratique n’a pas besoin d’être éclairée pour opérer  », déclarait Jacques Lacan. Certes, mais est-ce si sûr ? Toute pratique est infiltrée, informée, nourrie de représentations plus ou moins conscientes. L’analyste se doit cet effort d’une mise en travail permanent de la pensée pour soutenir son acte.  Cette mise en œuvre d’une praxis n’a rien d’un savoir préfabriqué. Il opère à partir, comme le dit James Joyce de son  œuvre, d’un work in progress . L’illusion serait, comme d’aucuns le soutiennent, d’en constituer un savoir dogmatique, figé, transmissible tel quel. Or c’est bien là que le bât blesse. La psychanalyse n’est pas transmissible comme doctrine. Ni d’ailleurs comme vision du monde. Chaque praticien qui se lance, bien souvent sans en mesurer toute la portée, dans ce travail - dans ce métier, car c’en est un - a pour tache de remettre sans cesse sur le métier, justement,  les mots de la tribu qui en balisent l’exercice. Inconscient, refoulement, transfert etc… constituent autant de signifiants d’une même profession, mais dont on ne saurait se parer comme d’une guirlande, sauf à se faire… enguirlander !

Ces signifiants comme-un il revient à chaque analyste de les (re)visiter sans cesse  à la lumière et dans le mouvement de ce que la pratique lui impose.  Nos aînés, de Freud à Lacan, en passant par Mélanie Klein, Dolto, Winnicott et tous les autres … s’ils nous ont transmis quelque chose, outre les balises signifiantes de la pratique, c’est l’amour de cette mise en mouvement, la passion pour le toujours nouveau, l’inconnu, l’inouï, l’insu. Ce qui échappe, autre définition de l’inconscient. « La théorie est grise, mais l’arbre de la vie reverdit sans cesse  », aimait à dire Freud.

Nous aborderons la question à la fois dans la cure analytique et dans ses extensions dans le champ social, notamment du travail dit « social », où un certain nombre de praticiens, qui ne se laissent pas abuser par les sirènes du néo-libéralisme et de ses artéfacts, comme le cognitivo-comportementalisme, tiennent la main–courante de la psychanalyse pour se soutenir dans des actes d’accompagnement de sujets en grande difficulté d’inscription sociale. Nous ferons aussi comme d’habitude quelques explorations dans les champs de la littérature, l’art, le cinéma, la musique…

Les séances auront lieu désormais au 3 rue Urbain V à Montpellier

Code : 4238. En entrant tourner tout de suite à votre droite et suivre les flèches. L’entrée, libre et gratuite, est ouverte à toute personne intéressée par la question de la psychanalyse et de son extension.

Première séance le mardi 27 septembre à 20h

Joseph Rouzel interviendra sous le titre : Il court, il court, le furet…

Séances suivantes à 20h les mardi :

* 8 novembre, Joseph Rouzel, La psychanalyse au pied de la lettre.

* 20 décembre, Geneviève Dindart, Quand la Psychanalyse peut répondre à la voix-écho de la Création .

* 24 janvier, Jacques Cabassut, Clair-obscur.

* 7 mars, Alain Bozza, Cantinière c'est ça que je veux faire!

Dans mon intervention, je raconte une histoire celle de l'accompagnement de la demande de travail d'une "stagiaire" psychotique de l'ancien CHRS. L'histoire se déroule à la fin des années 80. Un de ces cas de la clinique d'accompagnement et du travail qui m'a appris à moi et à l'équipe d'alors, un cas qui nous a fait franchir un pas décisif dans la clinique du sujet et dans l'éthique psychanalytique. Plus précisement il m'enseignera que dans cet accompagnement la question du choix d'un métier est décisive quant au devenir du sujet dans le processus du travail au sens professionnel ou "travail bénévole" comme justement cette "stagiaire"  qui aprés avoir nommer sa trouvaille "cantinière" lui donnera la fonction d'un lien social inédit,  ou bien encore autres activités.... Autrement dit , avec la question de l'orientation professionnelle, et le choix d'un métier, c'est la question de l'invention du sujet de l'inconscient...qui depuis creusera de plus en plus profondément le  sillon de notre praxis en s'orientant de la psychanalyse de Lacan, dans cette clinique d'accompagnement...

* 4 avril, Agnès Benedetti, Af-franchissement.

Nos collègues de l'ALI Languedoc ont invité les auteurs du livre Le métier de Psychanalyste le 18 février dernier et je fus chargée de présenter ma lecture à partir du thème "la fin de cure", charge que j'ai acceptée avec joie parce telle était ma question ces jours-là particulièrement. J'y suis arrivée par un processus qui échappe un peu avec la consécution amour, affranchissement, et invention. Ce ne sont pas des concepts psychanalytiques, mais des signifiants à l’œuvre. Je repars vers cette lecture avec deux questions : l'invention et la poésie, et une question en arrière-plan, posée par Bernard Vandermersch: "l'utilité ou non d'une appartenance à une association, par exemple à partir de ces lignes : "Peut-il cet analyste, se passer d'une institution, d'un chef, d'une référence à un nom? Qu'a-t-il à faire avec ce qui pourrait passer pour une défense persistante contre sa prise de responsabilité?"

Ayant quitté l'ALI voici peu de temps, presque par accident, mais bon je l'ai quittée, avec les mêmes questions que lorsqu'on quitte quelqu'un, dans une attente déçue sans doute, la question que me posa B.Vandermerch dans une conversation après-coup de cette après-midi, m'a renvoyée à ma position: à quoi je crois maintenant, qu'est-ce qui se tient au fondement de mon écoute et de ma pratique si ce n'est pas un école? Que puis-je en dire et qu'est-ce qui me légitime? Cette question difficile à résoudre, et je tenterai de le développer, se noue pour moi à l'écriture et plus particulièrement la découverte naïve de l'exercice poétique. Je m'appuierai sur mon expérience, avec la compagnie de quelques auteurs en premier lieu Serge André, l'Ecriture commence ou s'arrête la psychanalyse, et Augustin Ménard, Symptôme, entre amour et invention. Ce nécessaire point d'appui du côté des auteurs sera aussi interrogé à l'aune du transfert comme rencontre ouvrant sur l'infini. (Badiou)

* 10 mai, Fatiha Djilali, "La laisse de l’homme aux chiens..." La Laisse de l'homme aux chiens veut montrer comment Guy de Maupassant fut victime de la passion de la psychiatrie pour enfermer une vie dans une case pathologique. A tout prendre, alors, d'autres cases auraient été plus pertinentes que celle qui, par assimilation de l'œuvre à l'auteur, conduisit l'écrivain, après l'écriture du Horla à être assigné à la folie.

* 13 juin, Nicole Lamoureux, L’éphèmère/l’effet-mère… En art-thérapie, référée à la psychanalyse "la répétition n'est pas seulement à percevoir comme une jouissance de l'être, mais bien comme un tâtonnement pour celui qui ne sait plus ou pas y faire avec sa singularité". A ce sujet, qui tente à l'infini de symboliser un évènement initial et y échoue, l'art-thérapeute fait une invitation : poétiser son symptôme, y mettre de son style jusqu'à se faire reconnaître comme unique dans le lien social. En s'appuyant sur des concepts psychanalytiques et sur des vignettes cliniques, il s'agira de repérer, de questionner ensemble les fondements d'une pratique art-thérapeutique orientée par l'éphémère, la distinguer d'une pratique analytique ou du "pousse-à-créer" de l'artiste, tout en mettant en valeur ce qui fait cause commune : comment faire en sorte que la créativité soit libérée de ses entraves. 

*   4 juillet, Daniel Sartor, La souffrance au travail.  Présentation Clinique du travail SAT 30. 

Combattre la souffrance au travail n’est pas une mince affaire. Isolé dans son domaine, un médecin du travail, un inspecteur du travail, un syndicaliste, un psychologue, psychiatre ou psychanalyste ne peuvent pas faire grand-chose. D’une part il faut pouvoir dénoncer les maltraitances physiques et psychiques en s’y opposant jusqu’à l’épreuve des tribunaux.  

 

 

Tous renseignements: 06 73 09 05 60

mail :  rouzel@psychasoc.com

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