Public : Travailleurs sociaux, psychologues, magistrats, responsables administratifs et associatifs, cadres.
Argumentaire : La loi du 5 mars 2007 réformant la protection de l'enfance s'inscrit dans le fil des rapports Bianco-Lamy, Naves-Cathala, Roméo et Deschamps qui accordent une attention particulière à la famille, à l'intérêt de l'enfant, à la contractualisation de l'assistance éducative, à la fonction de la justice civile, à la place et aux droits des usagers. Ces transformations interviennent sur fond d'affaires retentissantes de pédophilie et de négligences parentales graves, dans un contexte de rationalisation des publiques publiques. Comment se traduisent ces déplacements des notions de danger, de protection et de justice en terme de compétence et d'engagement de chacun, publics, professionnels, politiques?
Contenus : Présentation socio-historique de l'évolution de la protection de l'enfance. Analyse de l'expertise des besoins selon qu'elle revient aux publics, aux professionnels ou aux politiques. Déconstruction de la terminologie apparue au fil de ces transformations : enfant en risque, parentalité, action éducative à domicile, résilience, bientraitance, déjudiciarisation, usager au centre du dispositif, partage d'informations à caractère secret. Dans quel rapport du mot à la chose s'inscrivent ces opérations sémantiques ? Il s'agit de mettre en évidence l'interdépendance du sensible (les besoins sociaux), de l'intelligible (les représentations) et du politique (les réponses). De soutenir une posture éthique selon laquelle est autonome celui qui est sujet de son histoire.
Objectifs : Développer un mode d’intervention respectueux des enfants et des jeunes dit « en danger». Acquérir une meilleure connaissance de l’approche spécifique du projet individuel dans le champ d’intervention de la protection de l’enfance. Mieux se repérer en tant que professionnel de l’aide sociale à l’enfance ou des services annexes en matière de danger, signalement, prise en charge. Avoir des repères justes des différents intervenants (Justice, Conseil Général, ASE, services spécialisés, etc) et de leurs articulations.
Méthode, moyens pédagogiques, évaluation : Exposés théoriques. Etude de documents officiels et institutionnels. Etude de situations tirées du quotidien des participants. Evaluation des acquis et de leur transférablitié sur le terrain, par oral et par écrit, en collectif et en individuel.
Intervenants : Michèle BECQUEMIN, Michel CHAUVIERE, Joël PLANTET, Charles SEGALEN, Elisabeth CALLU.