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Onfray, et après...
M.
(17/06/2010 15:54)
Belles réponses aux arguments de Michel Onfray. Tout ce que j'ai pu lire de réactions à l'ouvrage du philosophe de la part des psychanalystes m'a convaincu de l'incurable mauvaise foi de cet auteur et de son opportunisme vulgaire. Plus insidieuse, la perversité des arguments de Michel Onfray à l'endroit de la psychanalyse me fait penser à ce que l'on trouve de plus ignoble dans le champ du politique, à cette habile stratégie discursive de l'extrême droite qui a tant de succès : parer la vérité d'oripeaux mensongers (ou bien l'inverse ?). Car tout est loin d'être faux dans le livre de M. Onfray, qui manie en virtuose les platitudes du "bon sens", et son attaque est plus habile que ne le veulent reconnaître certains psychanalystes, dont l'émotion légitime a parfois secoué la plume de vibrants accents de mépris.
Je m'interroge aujourd'hui sur les suites de cette affaire. Je crois que cette mauvaise publicité est aussi une chance pour les psychanalystes. Lorsque je constate que face "à tant de haine", pour reprendre l'expression d'E. Roudinseco, un certain nombre de psychanalystes ont répondu avec moins de colère que de patience et d'intelligence (je pense en particulier à Mme Kristeva), développant des arguments qui élevaient le débat au-dessus de la ceinture de Freud, je ne peux m'empêcher de rêver d'un ouvrage collectif dans lequel ces mêmes psychanalystes, toutes écoles confondues et par-delà leurs divergences, sauront contrecarrer avec brio les sophismes des détracteurs de la psychanalyse. Il fut un temps où de grands penseurs savaient intelligemment recourir à l'apologétique pour démasquer les impostures, pour dévoiler l'envers des attaques que suscitaient leurs croyances, leurs opinions, leurs convictions. L'Eloge du manteau et l'Eloge de la folie ont tous deux marqué leur temps.
Onfray, et après...
M.
(17/06/2010 15:54)
Je m'interroge aujourd'hui sur les suites de cette affaire. Je crois que cette mauvaise publicité est aussi une chance pour les psychanalystes. Lorsque je constate que face "à tant de haine", pour reprendre l'expression d'E. Roudinseco, un certain nombre de psychanalystes ont répondu avec moins de colère que de patience et d'intelligence (je pense en particulier à Mme Kristeva), développant des arguments qui élevaient le débat au-dessus de la ceinture de Freud, je ne peux m'empêcher de rêver d'un ouvrage collectif dans lequel ces mêmes psychanalystes, toutes écoles confondues et par-delà leurs divergences, sauront contrecarrer avec brio les sophismes des détracteurs de la psychanalyse. Il fut un temps où de grands penseurs savaient intelligemment recourir à l'apologétique pour démasquer les impostures, pour dévoiler l'envers des attaques que suscitaient leurs croyances, leurs opinions, leurs convictions. L'Eloge du manteau et l'Eloge de la folie ont tous deux marqué leur temps.
A quand un Eloge du divan ?