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        <title>Phorum 5 - Psychasoc</title>
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            <title>À quoi sert le CNAEMO ?</title>
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            <description><![CDATA[À quoi sert le CNAEMO ?<br />
Tel le management techno-gestionnaire, auquel il apporte ses concours, sinon ses secours, il sert à unifier et à centraliser les praticiens et les services sous la férule d'un psychosociologisme pseudo rebelle, style en marche vers le nouveau monde (écoutez donc sur you tube l'intervention illuminée de Mme Dautigny lors des dernières &quot;assises&quot;!) . <br />
<br />
Le CNAEMO, se tenant dans le champ de l'Autre, au lieu du Pouvoir, de la Référence, se tient, à l'image de tant de ses membres, pour le Garant. D'où la communion annuelle aujourd'hui parfaitement rodée, ritualisée, avec tout son appareillage militant. Cet organisme n'est plus depuis bien longtemps, si jamais il l'a été, cet espace tiers de la parole, un carrefour ouvert à l'expression des contradictions et des conflits qui animent les pratiques. Sa réussite, car réussite il y a bien, est de s'être porté maître et garant d'un mode d'auto-légitimation, justifiant ou occultant tout ce qu'il en est de la négativité des pratiques et de l'exercice des pouvoirs professionnels. Cristallisant le corporatisme, ou plus exactement, le narcissisme (ou orgueil) professionnel, le CNAEMO récuse et court-circuite par avance toute mise en question de la légitimité de l'AEMO elle-même, et ainsi naturellement son propre mode d'existence. .. D'où en son sein la coagulation du psychosociologisme et de la techno gestion réformatrice, toujours réformatrice of course, et sous les flonflons idéologiques et les idéaux habituels de la belle âme (de la &quot;conscience noble&quot;), la production politique répétitive de ses &quot;prises de position&quot;. <br />
<br />
De ce que j'avance là, et qui se perdra dans le désert (celui du désastre actuel de la pensée critique), je veux pour derniers signes remarquables la part congrue, de plus en plus congrue, donnée lors de ces Assises (un signifiant ronflant !) aux magistrats et puis, ce pourquoi je dépose ces brèves remarques ici, la façon dont le sociologue Bille, qui sévit depuis tant d'années sans avoir semble-t-il jamais rencontré l'os exigé, a clôturé d'un propos à mes yeux hautement pervers les dernières paroles de l'intervention de Joseph Rouzel, en réponse à une question venant de la salle. Une réponse qui, desserrant l'emprise du positivisme, résonna comme un propos iconoclaste, dont le sieur Bille se fit un devoir, au prétexte de préserver un &quot;questionnement ouvert&quot; n'est-ce pas (tarte à la crème des critiques adressées à la psychanalyse, à son caractère dogmatique...) , de tout aussitôt en protéger les chéris... Avec à la clef le murmure approbateur des communiants de la salle...]]></description>
            <dc:creator>Daniel Pendanx</dc:creator>
            <category>Psychasoc</category>
            <pubDate>Tue, 25 Jun 2019 14:27:16 +0000</pubDate>
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            <title>Un diagnostic au passé trouble</title>
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            <description><![CDATA[Un diagnostic au passé trouble (extrait de  lacan quotidien.fr)<br />
<br />
À propos du livre d’Edith Sheffer, Les enfants d’Asperger, Le dossier noir des origines de l’autisme<br />
par Yohann Allouche<br />
<br />
C’est un petit tremblement de terre dans le monde « Aspi ». Edith Sheffer, enseignante d’histoire contemporaine à l’Université de Berkeley (Californie), vient de publier dans sa version française un livre (1) qui fera certainement date dans l’histoire de l’autisme, et en particulier dans celle du syndrome dit « d’Asperger ». Elle le dédie à son fils Eric, diagnostiqué autiste à dix-sept mois et âgé de treize ans aujourd’hui, qui souhaite se débarrasser de l’étiquette « autisme » qu’il trouve trop « humiliante ». Cet ouvrage donne lieu à une profonde interrogation sur la classification et les étiquettes.<br />
Le « syndrome d’Asperger » connaît un franc succès à travers le monde pour décrire toute une gamme de comportements hétérogènes, de hautes capacités intellectuelles, de difficultés dans les interactions sociales et de communication, d’une utilisation atypique de la parole. Certains sujets s’identifient à ce diagnostic, car valorisant, tandis que d’autres le rejettent, car stigmatisant. Ce syndrome n’est plus un diagnostic psychiatrique à part entière dans le DSM-5, il s’intègre désormais à la catégorie des troubles du spectre autistique. Il demeure néanmoins présent dans CIM-10, le manuel de classification statistique des maladies de l’Organisation Mondiale de la Santé.<br />
  <br />
C’est en 1981 que ce syndrome fut actualisé par la psychiatre anglaise Lorna Wing (2) à partir du travail de 1944 de Hans Asperger sur « la psychopathie autistique ». Elle introduit l’idée d’un « spectre » entre « l’autisme infantile précoce » décrit par Kanner (3) en 1943 et la forme d’autisme décrite par Asperger. Le traité d’Asperger fut traduit en anglais en 1991 par Uta Frith (4), une psychologue du développement allemande de naissance, mais le terme de « psychopathie » ainsi que l’introduction furent laissés de côté.<br />
Alors que bien souvent le terme « Asperger » est utilisé sans que l’on sache précisément d’où il émane, le livre d’E. Sheffer a pour ambition d’offrir une contextualisation aux travaux d’Asperger dans son époque aux prises avec une idéologie eugéniste et meurtrière. L’auteur réalise là un travail d’historienne remarquable avec, en filigrane, une interrogation quant au rôle exact du Dr Asperger dans le programme d’euthanasie des enfants sous le régime nazi.<br />
La pédopsychiatrie sous le IIIe Reich<br />
Qui est Asperger ? Médecin, Hans Asperger est nommé directeur du service de pédagogie curative à l’université pour enfants de Vienne en 1932 ; il participe à une commission de sélection municipale et est conseiller médical pour l’administration nazie. Il fait partie de l’Association des médecins allemands en Autriche, qui promeut des objectifs nationalistes allemands et cherche à réduire le rôle des Juifs dans la médecine. Il est également membre dévoué d’une association de jeunesse catholique et nationaliste aux inclinations antisémites, et il est aussi secrétaire d’une guilde qui milite en faveur d’un eugénisme catholique. Il refuse cependant de rejoindre le parti nazi.<br />
Alors que les doctrines nazies occupent une place de choix au sein de la pédopsychiatrie, Asperger fonde la Société de pédagogie curative de Vienne en 194, avec F. Hamburger, E. Jekelius et M. Gundel, trois artisans des meurtres d’enfants à Vienne. Jekelius, que beaucoup de Viennois surnomment « le tueur en série du Steinhof », est même un temps fiancé à la sœur d’Hitler. Hamburger supervise des expériences médicales sur les enfants, notamment sur la tuberculose. Gundel prend une part active dans la création du programme d’euthanasie des enfants viennois. E. Sheffer souligne : « L’entreprise de transformation des enfants par la psychiatrie nazie [est] le pendant de l’entreprise de transformation de l’humanité par le régime » (5). Les médecins et infirmières ont entre leurs mains de façon totalement arbitraire et aléatoire le sort de chacun des enfants placés en institution, pouvant décider de les envoyer à une mort certaine ou de les épargner.<br />
Dans ce « régime du diagnostic » (6), les mineurs sont répartis entre centres de détention, maisons de redressement et camps de concentration.<br />
 <br />
La « psychopathie autistique »<br />
Le terme « psychopathie » est apparu en Allemagne au milieu du XIXe siècle pour désigner les individus présents dans les asiles et les prisons, et sous le IIIe Reich il désigne une catégorie de mineurs asociaux susceptibles d’être placés en institution ou incarcérés. Asperger explique en 1938 que le but est « d’éviter que le fardeau de leurs actes antisociaux et criminels ne pèse sur la communauté nationale » (7).<br />
Quant à la « psychopathie autistique », dont le diagnostic est posé par Asperger en 1938, elle serait causée par un Gemüt (8) (sentiment de communauté) anormal. Asperger adopte dans sa thèse de 1944, tout en le modulant, ce concept bien connu des psychiatres nazis dont la préoccupation communautaire est majeure. Asperger peut dire de ces enfants : « La méchanceté et la cruauté [étaient] des signes très clairs de leur pauvreté de Gemüt [Gemütsarmut] », « Le plaisir tiré de la malveillance, qui fait rarement défaut, fournit à peu près la seule occasion de voir s’allumer les yeux de ces enfants au regard perdu » (9).<br />
L’attention du docteur se portera surtout sur les garçons autistes auxquels il prête « une perspicacité spéciale », une capacité à « se livrer à un genre particulier d’introspection ». Selon lui, « La personnalité autistique est une variante extrême de l’intelligence masculine » (10).<br />
Lors du colloque de la Société de pédagogie curative de Vienne, Asperger enjoint ses collègues d’adresser les « cas difficiles » à la clinique du Spiegelgrund (11) de l’hôpital psychiatrique du Steinhof. Les enfants « indignes de vivre » ou « impossibles à éduquer » y sont envoyés pour subir une « euthanasie active » à l’aide de différentes drogues. Les dossiers des enfants sont adressés par le service médical au « Comité du Reich pour l’étude scientifique des maladies graves, héréditaires et congénitales » où les experts médicaux donnent l’autorisation de mise à mort à l’un des « services spéciaux pour enfants ». Les meurtres au Spiegelgrund débutèrent le 25 août 1940. Au moins 789 enfants y périrent. E. Sheffer, citant les recherches de H. Czech, historien de la médecine à l’université de médecine de Vienne, écrit : « La plupart des mineurs qui périrent au Spiegelgrund – trois sur cinq – reçurent des diagnostics confus d’ ‘imbécilité’ et d’ ‘idiotie’, et 10% n’eurent pas de diagnostic spécifique » (12). Au début des années 40, Asperger approuve par ailleurs le principe de la stérilisation, estimant que certaines personnes sont « un fardeau pour la communauté » (13).<br />
Asperger conclut cependant son traité par une note charitable : « Les personnes autistiques ont leur place dans l’organisme de la communauté sociale [...] ils remplissent bien leur rôle, peut-être mieux que personne » (14), ce qui semble corroborer l’idée qu’il protège ces enfants.<br />
En 1974, Asperger qualifiera le programme nazi d’euthanasie d’enfants de « totalement inhumain » (15). Dans un entretien de 1977, il dira de lui : « Le catholique Asperger n’a pas signalé de cérébro-lésés à l’extermination » (16).<br />
Si Asperger fut innocenté au sortir de la guerre, E. Sheffer explique que ces mots ont pu être interprétés en sa faveur, mais qu’il ne faut pas oublier la rhétorique semblable utilisée par ses collègues les plus meurtriers. Personnage trouble, Asperger a, selon l’auteur, été impliqué dans le transfert d’au-moins 44 enfants au Spiegelgrund. Les cerveaux de certains de ces enfants rejoignirent la collection du Dr H. Gross constituée de plus de quatre-cents cerveaux d’enfants conservés dans des bocaux étiquetés.<br />
 <br />
Un champ de réflexions<br />
Partagée entre une volonté d’objectivité et le peu de sympathie qu’elle éprouve pour le personnage, E. Sheffer a le mérite de situer la théorie d’Asperger au cœur de son époque, et, dorénavant, le terme de « syndrome d’Asperger » sera entouré de cette auréole nauséabonde Elle pose aussi un certain nombre de questions pertinentes : pourquoi ce concept prit-il un tel envol au milieu des années soixante ? Quelle importance a pris le diagnostic dans nos sociétés ?<br />
Et de souligner ainsi : « Le spectre de l’autisme exagère l’éventail des places possibles dans la société pour un enfant. À l’une de ses extrémités, l’enfant atteint d’autisme risque de connaître sa vie durant un grave handicap et l’isolement, tandis qu’à l’autre, il pourra s’adapter et être perçu comme ayant des compétences supérieures. [...] L’autisme exploite la peur de l’indifférence et l’incapacité de s’adapter – ainsi que l’espoir de compétences convoitées en ces temps nouveaux, celles de l’ingénieur, du scientifique ou du codeur [...] La conception d’un spectre qui va s’élargissant puise dans les plus grands espoirs et les plus grandes peurs pour nos enfants et la société » (17).<br />
1 : Sheffer E., Les enfants d’Asperger. Le dossier noir des origines, Paris, Flammarion, 2019, version originale 2018.<br />
2 : Wing L., « Asperger's Syndrome: a Clinical Account », Psychological Medicine, n°11, p. 115-130.<br />
3 : Kanner L., « Autistic disturbances of affective contact », Nervous Child, 2, 1943, p. 217-250.<br />
4 : Asperger H., « ‘Autistic Psychopathy’ in Chilhood », in Autism and Asperger Syndrome, edited Uta Frith, Cambridge, Cambridge University Press, 1991, p.37-92. Texte original: Asperger Hans, « Die ‘Autistischen Psychopathen’ im Kindesalter » in Archiv für Psychiatrie und Nervenkrankheiten , 117, n°1, 1944, p.76-136.<br />
5 : Sheffer E., op. cit., p.135.<br />
6 : Sheffer E., ibid., p.25.<br />
7 : Sheffer E., ibid., p. 111, H. Asperger, « Das psychisch abnorme Kind », WkW 49/51 1938, p.1314.<br />
8 : Selon Asperger c’est « la faculté de s’intéresser aux autres, de compatir, d’être avec eux ».<br />
9 : Sheffer E., op. cit., p.199 et 283, H. Asperger, op. cit., p.92, 109, 121, 125.<br />
10 : Sheffer E., ibid., p. 217, H. Asperger, op. cit., p.129.<br />
11 : notice wiki (en anglais) à retrouver ici.<br />
12 : Sheffer E., op. cit., p.232.<br />
13 : Sheffer E., ibid., p. 124, H. Asperger, « Zur Erziehungstherapie in der Jugendfürsorge », MfK 87, 1941 p. 239-246.<br />
14 : Shaffer E., ibid., p. 225, H. Asperger, « ‘Autistic Psychopathy’ in Chilhood », op. cit., p.135.<br />
15 : Shaffer E., ibid., p. 297, « Lebenslauf », ORF Radio, Hans Asperger, 1974.<br />
16 : Shaffer E., ibid., p. 297, H.O. Glattauer, « Menschen hinter grossen Namen », Salzbourg, 1977, WStLA 3.13.A1-A : A ; Olbing, « Eröffnungsansprache », p.329 ; Topp Sascha, Geschichte als argument in der Nachkriegsmedizin: Formen der Vergegenwärrtigung der nationasozialistischen Euthanasie zwischen Politisierung and Histriographie, Göttingen, Vendenhoeck &amp; Ruprecht, 2013, p.116.<br />
17 : Sheffer E., op. cit., p. 320.]]></description>
            <dc:creator>Joseph Rouzel</dc:creator>
            <category>Psychasoc</category>
            <pubDate>Sun, 05 May 2019 09:51:52 +0000</pubDate>
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            <title>Une étude met en évidence la nocivité de l’ABA pour les autistes</title>
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            <description><![CDATA[Une étude met en évidence la nocivité de l’ABA pour les autistes<br />
par Jean-Claude Maleval et Michel Grollier<br />
L’ABA (Applied Behavior Analysis) est la méthode la plus recommandée en France pour la prise en charge des autistes ; faute de mieux, puisque selon la Haute Autorité de Santé (HAS) elle n’est pas validée scientifiquement, et qu’aucune autre ne l’est. La contrainte imposée à l’autiste qui est à son principe a d’emblée soulevé des objections éthiques et même des interventions des tribunaux. Aux États-Unis, ces derniers ont interdit les pratiques aversives (gifles, fessées, tractions, odeurs nocives, liquides nocifs et tractions capillaires) qui y étaient initialement incluses. Selon le fondateur de la méthode, Ivar Lovaas, cette interdiction a rendu très difficile la reproduction du résultat de 47 % d’inclusion scolaire qui avait permis de promouvoir et vendre l’ABA (1) – et ce, malgré l’aveu qu’implique ce résultat, obtenu dans les conditions les plus favorables à la méthode, de 53 % d’échecs.<br />
En 2012, la HAS tient à nous rassurer : la technique est « aujourd’hui plus flexible, plus fonctionnelle, plus à l’écoute que le mode originel » (2). Il existe quelques raisons d’en douter. Il s’agit d’une technique comportementale pour laquelle l’efficacité thérapeutique rapide constitue la valeur suprême. Tout ce qui entrave l’obtention de ce but tend à être appréhendé de manière négative. Dans cette logique, les valeurs éthiques deviennent vite un obstacle.<br />
L’électricité est efficace pour modifier le comportement, affirme en 2012, dans un entretien rapporté par Sophie Dufau dans Médiapart (3), Vinca Rivière, qui fait en France la promotion de la méthode ABA : dès lors, demande-t-elle, pourquoi ne pas l’utiliser ? Fondatrice du Centre expérimental Camus de Villeneuve-d’Ascq, dédié à la prise en charge des enfants autistes via la méthode ABA, madame Rivière n’a manifestement pas été informée de l’ABA contemporain. Elle balaie d’un revers de main les principes éthiques qui viendraient entraver sa fureur thérapeutique.<br />
L’enquête menée en 2011 sur le fonctionnement du Centre Camus par l’Agence régionale de Santé du Nord-Pas-de-Calais, suite à la plainte d’un parent, conclut qu’il présente des « dysfonctionnements » constituant « des facteurs de risques de maltraitance susceptibles d’avoir des répercussions sur les enfants accueillis » (4). Il est cohérent, comme le rapporte Michelle Dawson, militante pour le droit des autistes, elle-même autiste, que des partisans de l’ABA puissent affirmer qu’une bonne science et une bonne éthique soient incompatibles avec le traitement de l’autiste.<br />
La « présomption » scientifique d’efficacité qui conduisit la HAS à recommander la méthode ABA est aujourd’hui largement battue en brèche : elle n’est plus recommandée en Angleterre ; tandis que l’on constate aux États-Unis des résultats de plus en plus faibles.<br />
En revanche, les présomptions concernant l’existence d’effets nocifs à son exposition, depuis longtemps soupçonnés, viennent maintenant d’être établis. Dans un article publié en 2018, dans Advances in Autism, intitulé « Evidence of increased PTSD symptoms in autistics exposed to applied behavior analysis », Henny Kupferstein met en évidence que 46 % des autistes ayant été exposés à la méthode ABA dans leur enfance présentent à l’âge adulte un syndrome de stress post-traumatique (PTSD) (5). Il est possible que le recrutement de l’échantillon, par voie de presse, introduise une surreprésentation des déçus de la méthode ABA, peut-être plus en attente que d’autres d’en témoigner, et que le taux de 46% soit revu à la baisse. Encore cela reste-t-il à établir. Cependant, la force de la démonstration de H. Kupferstein tient dans la mise en évidence pour ces sujets d’une corrélation statistique positive entre la gravité des symptômes et la durée d’exposition à l’ABA (6). Même si cela ne concerne pas tous les autistes, il n’est plus possible de dire que commencer un traitement ABA « ne pose aucun problème ».<br />
 <br />
H. Kupferstein met de surcroît en évidence une tendance des proches et des aidants à survaloriser les résultats de la méthode. Plus un enfant était exposé longtemps à l’ABA, plus un soignant était susceptible de juger l’intervention efficace pour améliorer son fonctionnement général, méconnaissant les scores de gravité atteints quant au syndrome de stress post-traumatique. Elle souligne que ces écarts importants entre les déclarations des aidants et celles des personnes exposées à l’ABA nécessitent de prendre en considération, dans la conception d’interventions futures, la voix des autistes.<br />
Pour les tenants de l’ABA, l’affaire est grave, de sorte qu’il leur faut réagir au plus vite. À peine quelques mois plus tard, dans Advances in Autism, Justin Barrett Leaf et ses collaborateurs s’attachent à souligner les faiblesses méthodologiques de l’étude de H. Kupferstein : l’auto-diagnostic d’autisme, le manque de caractéristiques des interventions ABA, le saut d’une appréciation des mesures subjectives du stress post-traumatique à ce même diagnostic (n’est-ce pas toujours le cas ?), le recueil de certaines données auprès des aidants, des questions du sondage qui orienteraient la réponse, la validité du test utilisé pour le diagnostic de stress post-traumatique, etc. Rien cependant sur l’élément le plus probant du travail d’H. Kupferstein : la corrélation positive entre la durée d’exposition à l’ABA et la gravité du stress post-traumatique pour ceux qui en souffrent. J. B. Leaf et ses collaborateurs concluent que les résultats doivent au moins être « considérés avec prudence » car « ils pourraient être potentiellement dangereux pour les personnes atteintes de TSA et leurs familles » (7).<br />
À n’en pas douter la rigueur méthodologique du travail d’H. Kurpferstein présente des aspects critiquables. Néanmoins, dans le domaine de l’autisme, la plupart des études souffrent de faiblesses semblables. Rappelons qu’aucune étude ne s’est avérée en mesure d’établir la scientificité d’une méthode de prise en charge – pas même pour l’ABA. Or, précisément, dans leur article, J. B. Leaf et ses collaborateurs affirment sans retenue son efficacité. Ils n’hésitent pas à citer l’article d’I. Lovaas de 1987 pour soutenir leur opinion ; celui-là même qui s’appuie sur un faible échantillon, traité avec des techniques aversives aujourd’hui interdites, tandis que ses résultats sur l’inclusion scolaire n’ont jamais pu être reproduits.<br />
 <br />
Rappelons qu’après une large étude de la littérature scientifique sur l’autisme, Laurent Mottron conclut que les meilleures études sur l’efficacité des méthodes d’interventions comportementales intensives précoces aboutissent à des « résultats négatifs ou peu signifiants, du moins si l’on prend comme variable d’effet l’adaptation sociale et l’autonomie telles qu’elles sont actuellement mesurées » (8). Bref, les exigences méthodologiques de J. B. Leaf et de ses collègues sont sévères concernant les études critiques de la méthode ABA ; tandis qu’elles s’avèrent beaucoup plus laxistes quand ils cherchent à établir la scientificité de leur approche.<br />
L’intérêt du travail d’H. Kupferstein tient moins aux chiffres dégagés qu’à la mise en évidence de la forte probabilité d’éléments nocifs inclus dans l’ABA – confirmant ainsi des soupçons anciens. Son grand mérite est d’avoir ouvert un champ de recherche prometteur. Les tenants de l’ABA se sont toujours gardés d’ouvrir ce champ de recherche ; gageons qu’ils s’efforceront maintenant de le refermer. Pourtant, comme le souligne L. Mottron, « dans aucun domaine autre que l’autisme, on n’accepterait d’imposer une intervention sur une large échelle si des effets négatifs possibles n’ont pas été recherchés » (9).<br />
Les recommandations de la HAS de 2012 concernant l’ABA sont aujourd’hui doublement caduques : sa nocivité pour certains autistes est maintenant pour le moins probable, tandis que son efficacité s’avère bien moindre que celle initialement avancée pour la vendre. Au cas où le prochain rapport de la HAS cesserait de faire l’impasse sur les questions éthiques de la prise en charge des autistes, le retour de méthodes psychodynamiques moins violentes, s’appuyant sur les intérêts spécifiques de l’enfant, ne pourrait plus être longtemps différé par les autorités sanitaires françaises.<br />
1 : Cf. Dawson M., The Misbehaviour of behaviourists. Ethical challenges to the autism-ABA industry, blog No Autistics Allowed. Explorations in discrimination against autistics, disponible ici.<br />
2 : Haute autorité de Santé (HAS) &amp; Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (Anesm), « Autisme et autres troubles envahissants du développement : interventions éducatives et thérapeutiques coordonnées chez l’enfant et l’adolescent. Argumentaire scientifique », mars 2012, p. 415.<br />
3 : Dufau S., « Autisme : un courrier embarrassant pour un centre toujours cité en exemple », Mediapart, 3 avril 2012, disponible ici.<br />
4: Loreille T., Cabon P, Ngugen S., Vérité E., ARS Nord-Pas-de-Calais. Service d’accompagnement comportemental spécialisé Albert Camus situé à Villeneuve d’Ascq géré par l’association « Pas à Pas ». Inspection réalisée le 25 Août et le 9 Septembre 2011, p. 30.<br />
5 : Kupferstein H., « Evidence of increased PTSD symptoms in autistics exposed to applied behavior analysis », Advance in Autism, vol. 4, issue 1, 2018, disponible ici.<br />
Le résumé indique : « Respondents of all ages who were exposed to ABA were 86 percent more likely to meet the PTSD criteria than respondents who were not exposed to ABA ».<br />
6 : Ibid., p. 12 : « Ainsi, chaque ajout de 5 % d’exposition supplémentaire contribue à une augmentation de moitié de la mesure de gravité des symptômes. Cela se traduit par la prévision d’une augmentation de moitié de la gravité des symptômes pour chaque ajout de 5% d’exposition à la thérapie ABA au cours de la vie. Il est ainsi prévisible qu’un enfant de 18 mois qui présente un autisme de sévérité moyenne exposé à 40 heures d’ABA par semaine dépasse en six semaines le seuil qualifié de sévère des critères du syndrome de stress-post-traumatique (6 semaines soit 7,5% de la durée de sa vie). Il est encore prévisible que l’enfant de 3 ans présentant un autisme de sévérité moyenne exposé à 20 heures d’ABA par semaine dépasse ce même seuil de sévérité du syndrome de stress post- traumatique en 5 mois d’exposition. L’enfant de 5 ans présentant un autisme de sévérité moyenne exposé à 10 heures d’ABA par semaine dépasse le seuil de sévérité du syndrome de stress post-traumatique avant son septième anniversaire » (trad. libre des auteurs).<br />
7 : Barrett Leaf J., Ross R. K., Cihon J. H., Weiss M. J., « Evaluating Kupferstein’s claims of the relationship of behavioral intervention to PTSS for individuals with autism », Advances in Autism, Vol. 4 Issue : 3, pp.122-129, 2018, disponible ici.<br />
8 : Mottron L., L’intervention précoce pour enfants autistes, Bruxelles, Mardaga, 2016, p. 164.<br />
9 : Ibid., p. 169.<br />
<br />
Extrait de lacanquotidien.fr]]></description>
            <dc:creator>Joseph Rouzel</dc:creator>
            <category>Psychasoc</category>
            <pubDate>Fri, 26 Apr 2019 15:52:44 +0000</pubDate>
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            <title>Passé, présent et avenir du psychanalysme</title>
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            <description><![CDATA[Dans un texte récent, &quot;Remarques sur la psychanalyse et l'institution du sujet. À propos du Rapport sur les avancées et les apports des psychanalystes français dans le champ de la santé mentale, de la jeunesse et de la culture&quot;, accueilli sur le site de Patrick Valas, je relève une fois encore combien la politisation commune de la psychanalyse - l'hybris d'une psychanalyse sans frontière - laisse celle-ci aux prises avec ce que Freud appelait &quot;les tendances de la culture&quot;. Exigeant d'elle qu'elle perde, selon cette autre formule du même, ses &quot;crocs à venin&quot;...<br />
Détournée de sa vocation médiane politique et culturelle princeps, la psychanalyse occupe dès lors de façon indue quoique bien masquée, sous des atours idéologiques divers, y compris ceux de l'anti-normativité, une place normative qui n'est pas la sienne.<br />
<br />
Daniel Pendanx <br />
Bordeaux, le 21 février 2019]]></description>
            <dc:creator>Daniel Pendanx</dc:creator>
            <category>Psychasoc</category>
            <pubDate>Thu, 21 Feb 2019 17:36:31 +0000</pubDate>
        </item>
        <item>
            <guid>http://www.psychasoc.com/ezphorum/phorum/phorum/?read,3,54,55#msg-55</guid>
            <title>Re: Sortie &quot;Déchiffrer le déficience intellectuelle&quot; clinique du sujet auprès d'adolescents. Gérard Portier. Préface Joseph Rouzel .</title>
            <link>http://www.psychasoc.com/ezphorum/phorum/phorum/?read,3,54,55#msg-55</link>
            <description><![CDATA[Et si la déficience, comme les troubles psychologiques, avait un sens...j'ai choisi dans ce travail de témoigner de la rencontre avec des adolescents dits déficients intellectuels. Adolescents que l'on condamne rapidement à une situation de handicap. Et pourtant... Dans les situations exposées ici, j'ai essayé de présenter le travail en binôme éducateur/psychologue auprès de l'adolescent et de ses parents. Creuser avec eux les raisons qui ont construit la déficience. Au fil des entretiens et de l'accompagnement éducatif au jour le jour, s'est dégagée chez l'adolescent l'idée d'une énigme, de son énigme à déchiffrer. Et si tout ça avait un sens, pourrait être la phrase qui vient mettre un point d'arrêt à la jouissance dans le lien mère-enfant et produire un manque. Pour certains de ces jeunes gens malmenés, exclus, étiquetés, c'est alors l'accès possible à un avenir ordinaire. L'ouvrage destiné au départ à un public d'étudiants et de professionnels de la santé, apporte des réponses à tout un chacun sur la capacité qu'a tout être humain pour trouver les clés à ses difficultés et devenir sujet de sa vie. Cet ouvrage peut, en croisant la clinique à la théorie, permettre une sensibilisation aux concepts psy.]]></description>
            <dc:creator>portier gerard</dc:creator>
            <category>Psychasoc</category>
            <pubDate>Mon, 18 Feb 2019 21:21:46 +0000</pubDate>
        </item>
        <item>
            <guid>http://www.psychasoc.com/ezphorum/phorum/phorum/?read,3,54,54#msg-54</guid>
            <title>Sortie &quot;Déchiffrer le déficience intellectuelle&quot; clinique du sujet auprès d'adolescents. Gérard Portier. Préface Joseph Rouzel .</title>
            <link>http://www.psychasoc.com/ezphorum/phorum/phorum/?read,3,54,54#msg-54</link>
            <description><![CDATA[Marin ou Paul donnent ici, dans leur inhibition déchirante, l’impression d’être condamnés à leur situation de handicap et à la dépendance à l’Autre : parental, médical, social... Chloé dans un diagnostic qui l’écrase, la révolte et ne fait pas la part belle à la dimension subjective, rêve pourtant d’un autre monde. Jade ou Lucia, dans l’expression de la honte à ne pas dire, invitent leurs parents à la parole qui délivre du secret. Que fait-on du mal-être et du vécu propre du sujet face à son histoire ? Comment peuvent opérer l’aide éducative et psychologique quand elles prennent en compte la dimension inconsciente chez l’adolescent, chez ses parents et dans l’instance de travail éducateur-psychologue ? L’inhibition ou autres manifestations de l’adolescent ne peuvent-elles pas être des leviers pour qu’advienne le sujet ?<br />
Gérard Portier, psychomotricien puis psychothérapeute, a expérimenté durant plusieurs décennies, en IME et dans le cadre d’un SESSAD, une clinique du sujet qui propose de soutenir l’adolescent dans la difficile prise en charge de son devenir. Au fil des nombreuses situations présentées dans l’ouvrage, s’esquisse, aux lisières de l’éducatif et du psychologique, une clinique respectueuse des défenses et de la temporalité du sujet. Le travail avec la famille et l’adolescent, ainsi que l’utilisation des médiations thérapeutiques, un chapitre leur est consacré, sont la marque de sa clinique. Psychanalyste, il intervient aussi auprès de professionnels dans le cadre de l’analyse de pratiques.<br />
www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&amp;obj=livre&amp;no=62006]]></description>
            <dc:creator>portier gerard</dc:creator>
            <category>Psychasoc</category>
            <pubDate>Mon, 18 Feb 2019 16:29:43 +0000</pubDate>
        </item>
        <item>
            <guid>http://www.psychasoc.com/ezphorum/phorum/phorum/?read,3,10,53#msg-53</guid>
            <title>Re: Halte aux &quot;fake news&quot; génétiques !</title>
            <link>http://www.psychasoc.com/ezphorum/phorum/phorum/?read,3,10,53#msg-53</link>
            <description><![CDATA[Joseph Rouzel &amp;eacute;crivait:<br />
-------------------------------------------------------<br />
&gt; Halte aux &quot;fake news&quot; génétiques !<br />
&gt; Pour en finir avec [url=http://www.onlinedev.com/] freelance SEO paris [/url] une imposture !<br />
&gt;  <br />
Pour en finir avec les fausses nouvelles il faudrait filtrer et vérifier chaque nouvelles qui apparaît!<br />
Merci!]]></description>
            <dc:creator>trixtan023</dc:creator>
            <category>Psychasoc</category>
            <pubDate>Sun, 23 Dec 2018 03:24:44 +0000</pubDate>
        </item>
        <item>
            <guid>http://www.psychasoc.com/ezphorum/phorum/phorum/?read,3,52,52#msg-52</guid>
            <title>Menaces sur la psychanalyse...</title>
            <link>http://www.psychasoc.com/ezphorum/phorum/phorum/?read,3,52,52#msg-52</link>
            <description><![CDATA[Cher(e)s Collègues, Cher(e)s Ami(e)s,<br />
Je vous envoie une pétition contre la suppression des enseignements de Psychanalyse à l'université Paris 7. Si vous voulez siger voici le lien : <br />
<br />
http://psycha-univ.org<br />
<br />
<br />
Par ailleurs en Espagne le ministère de la santé publique veut faire le tri entre les méthodes dites scientifiques et les autres pour soigner les troubles mentaux J'ai envoyé à leur demande pressante notre rapport d'experts et son introduction à nos collègies espagnols pour les aider à répondre , il semblerait qu'au delà des Pyrénnées nos collègue peinent à s'unir. Cela prouve à quel point à mon avis notre  rapport était nécessaire pour défendre la place de la psychanalyse.<br />
Voici ci-dessous la lettre d'un collègue espagnol :<br />
Amitiés,<br />
Patrick Landman<br />
<br />
Chers amis<br />
<br />
 Il y quelques jours les psychanalystes de l'Espagne, nous avons réçu un document émis par les Ministères de la Santé et de         Recherches et Science qui mettaient en question les &quot;pseudothérapies&quot;, en fonction d'une supposé manque d'evidence scientifique.<br />
<br />
 Ce document a été envoyé aux Ordres de psychologues et à la FEAP (Fedération d'associacions de psychothérapie), qui peuvent faire des allégations jusqu'aujourd'hui (10 désembre). Cela a produit une certaine réponse de la part de cette Féderation, qui rassamble dans sa section de psychanalyse, à la filial de espagnole de l'IPA et à quelques associations lacaniennes ou freudiennes. Les Ordres de psychologues sont en train de répondre aussi quelque chose pour protéger toutes les psychothérapies sans distinction.<br />
<br />
 Nous sommes loin, en Espagne, de cette unité d'accion que vous avez en France. Les psychanalystes ici, sont en géneral passifs de ce point de vue. <br />
<br />
 Je me suis occupé de difondre les documents des Ministères en soulignant la nécessité de se rassambler pour y répondre. Cela a permis au moins quelques résultats. L'IPA à fait circuler un travail de recherche scientifique sur l'éfficacité des psychotérapies dinamiques, que j'adjoint. Un autre collègue à envoyé un travail de réfutation de Popper que je trouve excellent. D'autres ont apporté aussi des travaux sur la validation de l'efficacité de la psychanalyse et la psycothérapie psychanalytique.<br />
<br />
Pour ma part, j'adjoint ce que j'ai écrit à propos de la scientificité de la psychanalyse. Il est, comme les autres, en espagnol.<br />
<br />
 Nous avons l'information de ce qui se passe en France. Ici, la chose pourrait être pire. L'objectif des Ministères c'est de bannir tout cela qui puisse être consideré comme &quot;pseudoscientifique&quot;. Tant de l'Université, comme de la Santé et la Santé mental, mais aussi des consultations privées. Ils ont commençe pour questioner la homéophatie et l'acupunture. Mais on a vu, que une des associations de réference des Ministères, a composé une liste, dans laquelle la psychanalyse est mise en question.<br />
<br />
Bien amicalement<br />
<br />
Marcelo Edwards]]></description>
            <dc:creator>Joseph Rouzel</dc:creator>
            <category>Psychasoc</category>
            <pubDate>Thu, 13 Dec 2018 09:14:43 +0000</pubDate>
        </item>
        <item>
            <guid>http://www.psychasoc.com/ezphorum/phorum/phorum/?read,3,49,51#msg-51</guid>
            <title>Re: Décès d'Alain Didier-Weil</title>
            <link>http://www.psychasoc.com/ezphorum/phorum/phorum/?read,3,49,51#msg-51</link>
            <description><![CDATA[Laurent Le Vaguerese, signataire de ce billet (auto ?) hagiographique sur Alain Didier-Weill, nous propose comme à son habitude, avec ses gros sabots, une légende dorée du lacanisme &quot;progressiste&quot; et &quot;subtil&quot;, dans laquelle d'aucuns, comme ici Janine Chasseguet-Smirgel et Bela Grunberger prennent figures de repoussoir... grossier et réactionnaire of course... Et bien il me plaît de dire que si, à certains égards je ne partage pas toutes les propositions de ces deux auteurs développés dans leur remarquable et courageux ouvrage de 1969 intitulé &quot;L'univers contestationnaire&quot; (que je viens de relire), je considère avec eux, comme l'estime aussi Legendre, que la psychanalyse est une affaire juive... <br />
<br />
La découverte freudienne, &quot;réanimant l'OEdipe&quot; (et à ce titre rencontrant les plus lourdes résistances, résistances visant aussi bien à écarter qu'à digérer le conflit, au prix de quelques sacrifiés..., seraient-ils les juifs... ), s'inscrit bien davantage dans la filiation juive du rapport à la Loi que dans cette confusion des registres du symbolique et du réel propre au christianisme.<br />
<br />
 Et j'ajoute, fait considérable relevé dans cet ouvrage, comme le développera aussi Legendre dans ses Leçons II (L'empire de la vérité), qu'il y aurait bien en effet à réfléchir et à s'interroger<br />
<br />
1)sur ce qu'il en est de l'OEdipe christianisé, autrement dit de la façon dont, dans le familialisme chrétien, dans et par l'économie de l'obéissance et de la pénitence, l'OEdipe (=la culpabilité du désir) se trouve comme purgé... Ce que j'appelle la fabrique des innocents : ce mode de &quot;gouvernance&quot; dont la gestion supervisée des servants (= des &quot;ressources humaines&quot;) est aujourd'hui, sous des références diverses, la continuation... <br />
<br />
et 2) sur  ce que prolonge de cette même économie de l'OEdipe christianisé, de l'OEdipe effacé, escamoté -- c'est-à-dire de ce même type de gestion du désir et de la culpabilité, &quot;innocentant&quot; la mère et le fils--, ce nouveau légalisme, libéral-libertaire, auquel emboîte le pas, à des degrés divers, une psychanalyse révisée... Une psychanalyse rendue sympathique parce qu'aveugle, oedipiennement aveugle... <br />
<br />
Voilà qui pourrait conduire à reconsidérer de façon plus analytique, sans jugement, à distance de la sauce idéologique lacaniste, à partir de sa biographie (de ce qu'il en a rendu public, par exemple autour de son nom propre), le trajet et les prises de position d'Alain Didier-Weil...]]></description>
            <dc:creator>Daniel Pendanx</dc:creator>
            <category>Psychasoc</category>
            <pubDate>Fri, 30 Nov 2018 14:23:55 +0000</pubDate>
        </item>
        <item>
            <guid>http://www.psychasoc.com/ezphorum/phorum/phorum/?read,3,48,50#msg-50</guid>
            <title>Re: La mystification de la &quot;fin de la domination masculine&quot; (ou de la dite &quot;fin du patriarcat&quot;)</title>
            <link>http://www.psychasoc.com/ezphorum/phorum/phorum/?read,3,48,50#msg-50</link>
            <description><![CDATA[Ce post se trouve développé,sous ce même titre, et une iconographie choisie,dans un texte publié sur le site de Patrick Valas.]]></description>
            <dc:creator>Daniel Pendanx</dc:creator>
            <category>Psychasoc</category>
            <pubDate>Sun, 25 Nov 2018 14:00:54 +0000</pubDate>
        </item>
        <item>
            <guid>http://www.psychasoc.com/ezphorum/phorum/phorum/?read,3,49,49#msg-49</guid>
            <title>Décès d'Alain Didier-Weil</title>
            <link>http://www.psychasoc.com/ezphorum/phorum/phorum/?read,3,49,49#msg-49</link>
            <description><![CDATA[Nous apprenons le décès de notre collègue  Alain Didier-Weill.<br />
<br />
Ancien analysant de Lacan, après  un parcours avec un psychanalyste de la Société psychanalytique de Paris Jean Kestembergq ill quitte la SPP suite à la publication du livre de Bella Grunberger et Jeanine  Chasseguet-Smirgel 'l&quot;univers contestationnaire&quot;  dans lequel les auteurs  s'en prenant aux contestataires de mai 68 affirment sans sourciller que seuls les juifs sont de bons analystes faisant de la psychanalyse une science juive et affirmant que les chrétiens en restaient malheureusement pour euxau stade anal!<br />
<br />
Poursuivant son parcours analytique  dans le sillage de l'Ecole Freudienne de Paris il avait appartenu à ceux que l'on consierait comme étant la jeune garde lacanienne. Au moment de la dissolution de l'Ecole Freudienne il s'était opposé à Jacques-Alain Miller et fondé avec Jean-Pierre Winter le Coût freudien. C'est  sous son impulsion que s'est créé ensuite le mouvement Insistance qui rassemble des artistes et des psychanalyste. La revue de ce mouvement est publiée par les éditions Eres<br />
<br />
LLV]]></description>
            <dc:creator>Joseph Rouzel</dc:creator>
            <category>Psychasoc</category>
            <pubDate>Sun, 18 Nov 2018 06:50:46 +0000</pubDate>
        </item>
        <item>
            <guid>http://www.psychasoc.com/ezphorum/phorum/phorum/?read,3,48,48#msg-48</guid>
            <title>La mystification de la &quot;fin de la domination masculine&quot; (ou de la dite &quot;fin du patriarcat&quot;)</title>
            <link>http://www.psychasoc.com/ezphorum/phorum/phorum/?read,3,48,48#msg-48</link>
            <description><![CDATA[Voyons un peu si le réveil est possible, et s'il se manifeste, mais surtout pas dans mon esprit, sous la forme d'un &quot;manifeste&quot;, comme ce manifeste unitaire que viennent de produire universitaires et psychanalystes pour tenter de redorer le pauvre blason de la psychanalyse. <br />
<br />
Cette thèse d'une &quot;fin de la domination masculine&quot; revigorée récemment par des articles de Marcel Gauchet et Gilles Lipovetski dans la revue Le débat, est une mystification du réel. Non pas tant en ce qu'elle viendrait masquer ou sous estimer d'une réalité toujours bien présente de la dite domination, mais en tant qu'elle perpétue  l'ignorance la plus crasse et la plus commune du mythe proprement phallocrate qui sous-tend les modalités si diverses, machistes ou féministes, de la domination de l'un ou l'autre sexe sur l'un ou l'autre sexe... Soit le quadrille du dessus/dessous : L'homme sur l'homme/ l'homme sur la femme/ la femme sur l'homme/la femme sur la femme...   <br />
<br />
Ce que ratent aussi bien Gauchet et Lipovetski, que ceux qui ne manquent pas bien sûr, du côté de l'ultra-féminisme, d'en contester le propos dans les seuls termes de la &quot;réalité&quot;, c'est le fait qu'en la matière, la matière du phallocratisme qui préside à la dite domination d'un sexe sur l'autre, eh bien, comme chacun peut le conquérir (en en payant un certain prix, celui de la traversée des illusions du pouvoir, du renoncement à l'emprise), il n'y a en vérité ni homme ni femme. Il n'y a que des mâles et des femelles qui se prennent soit pour les possesseurs du saint phallus imaginaire soit pour des castrés, les dépossédés du phallus. Et cela dans l'éternel jeu de dupes entre les sexes... Il suffit de &quot;voir&quot;, dans une vision quelque peu surréaliste (ce que j'appelle &quot;voir&quot;:une paranoïa réussie) comment dans les institutions, toujours, comme le releva si bien Aicchorn du côté du sado-masochisme, le mythe sexuel sous-jacent à l'exercice du pouvoir et aux liens (au lien d'équipe,  au &quot;partenariat&quot;) reste dominé, comme il en est dans l'homosexualité infantile inconsciente constitutive de tout un chacun,  par la représentation  de l'Unique Sexe imaginaire...     <br />
<br />
Sur cette mystification, qui est aussi celle de la &quot;sortie de la religion&quot;, surfent la technogestion et les manipulateurs en tous genres, des plus lourdauds aux plus malins : les manipulateurs du transfert institutionnel des &quot;braves gens&quot; comme disait Mitterrand,un autre genre d'expert... Sur cette mystification, dont se nourrit le familialisme new âge, homoparental, est fondé la gouvernance supervisée des braves &quot;militants&quot;, tous serviteurs de l'idéal unitaire, libérateur et égalitariste, fourbi au ciel des chefs et des &quot;experts&quot; ...<br />
<br />
Nota bene : c'est sous ce signifiant là, de &quot;l'expert&quot;, et quelques autres autres du même acabit, qu'ont cru devoir se placer, et placer avec eux la Psychanalyse, les auteurs du manifeste si unitaire évoqué plus haut.]]></description>
            <dc:creator>Daniel Pendanx</dc:creator>
            <category>Psychasoc</category>
            <pubDate>Fri, 09 Nov 2018 17:26:50 +0000</pubDate>
        </item>
        <item>
            <guid>http://www.psychasoc.com/ezphorum/phorum/phorum/?read,3,46,47#msg-47</guid>
            <title>Re: mission humanitaire au Togo avec  DJS-Togo</title>
            <link>http://www.psychasoc.com/ezphorum/phorum/phorum/?read,3,46,47#msg-47</link>
            <description><![CDATA[Est-ce que ce type de mission peut entrer dans le cadre d'un stage en formation en travail social? Je pense que des étudiants  AS, ES, EJE, CESF, ETS, etc seraient intéressés s'ils peuvent la faire valider comme stage de formation...]]></description>
            <dc:creator>Joseph Rouzel</dc:creator>
            <category>Psychasoc</category>
            <pubDate>Thu, 16 Aug 2018 05:31:26 +0000</pubDate>
        </item>
        <item>
            <guid>http://www.psychasoc.com/ezphorum/phorum/phorum/?read,3,46,46#msg-46</guid>
            <title>mission humanitaire au Togo avec  DJS-Togo</title>
            <link>http://www.psychasoc.com/ezphorum/phorum/phorum/?read,3,46,46#msg-46</link>
            <description><![CDATA[L’association recherche des stagiaires et bénévoles sur les missions suivantes : <br />
<br />
Mission : Intervention sur le projet « éducation et actions pour tous »<br />
<br />
Les stagiaires et bénévoles en éducation, animation socioculturelle, psychologie, langues et enseignement interviendront selon leurs niveaux et cursus :<br />
•	dans des écoles maternelles, primaires, collèges et lycées sur des matières scientifiques, littéraires, et linguistiques<br />
•	sur des activités du projet d’éducation et d’action pour tous de DJS-Togo par l’organisation et l’animation des classes d’alphabétisation et de langues (anglais, espagnol, allemand, club de lecture et de poème)<br />
•	Assistance éducative auprès des enfants orphelins<br />
•	Gestion de la bibliothèque communautaire <br />
Les stagiaires et bénévoles en animation<br />
Le projet éducatif porté par la Ligue de l’enseignement, mis en œuvre par les équipes d’animation spécialement formées, s’appuie sur des finalités éducatives définies : <br />
– l’épanouissement de l’enfant par le jeu et la pratique d’activités diverses : culturelles, sportives, artistiques, scientifiques,<br />
– le développement de relations entre les jeunes dans le respect du pluralisme culturel et de la laïcité,<br />
– la découverte de l’environnement naturel, social, culturel et géographique,<br />
– la pratique d’activités créatives. <br />
L’équipe d’animation met tout en œuvre pour la réalisation de ces finalités éducatives en veillant à ce que les droits des enfants soient toujours respectés mais en montrant aussi aux enfants qu’ils ont des devoirs dans le cadre du projet collectif des accueils de loisirs ou de séjours de vacances. <br />
Nous considérons que les acteurs de l’animation, bénévoles ou professionnels, sont les piliers et les garants des projets que nous bâtissons. C’est sur ces constats que nous organisons des formations qui, plus que la délivrance aux stagiaires de brevets ou de diplômes agréés par l’Etat, visent à les transformer en citoyens actifs. <br />
Selon nous, être animateur ou directeur, c’est contribuer activement à l’Education des enfants et des jeunes en définissant avec eux le comportement que chacun doit adopter pour mieux vivre ensemble et les connaissances que chacun doit posséder pour construire la société dons nous rêvons.]]></description>
            <dc:creator>djstogo</dc:creator>
            <category>Psychasoc</category>
            <pubDate>Mon, 13 Aug 2018 20:54:14 +0000</pubDate>
        </item>
        <item>
            <guid>http://www.psychasoc.com/ezphorum/phorum/phorum/?read,3,45,45#msg-45</guid>
            <title>Autisme encore et toujours...</title>
            <link>http://www.psychasoc.com/ezphorum/phorum/phorum/?read,3,45,45#msg-45</link>
            <description><![CDATA[Le nouveau Conseil National de l'Autisme : un nouveau monde calqué sur l'ancien<br />
30 JUIL. 2018 — En plein coeur de l'été le Secrétariat d'Etat aux personnes handicapées a publié l'arrêté de nomination des membres du nouveau Conseil National de l'autisme. Alors que le RAAHP (Rassemblement pour une Approche des Autismes Humaniste et Plurielle) avait, après l’affaire Fasquelle, participé à l'élaboration du 4ème plan autisme ainsi qu'aux dernières recommandations de la HAS, il n'a pas été invité à cette nouvelle instance centrale dans la politique de l’autisme en France. Ce retour au sectarisme des gouvernements précédents est très inquiétant. <br />
Le RAAHP a immédiatement réagi en envoyant un mail au Premier Ministre et en publiant un communiqué commun avec l’association AEVE (Autisme Espoir Vers l’Ecole).<br />
<br />
 <br />
Monsieur le Premier Ministre,<br />
Vous nous aviez fait l’honneur de nous inviter le 6 avril dernier pour la présentation de la stratégie nationale pour l’autisme. Après le lancement de la concertation par le Chef de l’Etat en juillet 2017 à l’Elysée, nous étions heureux de constater l’engagement du gouvernement en faveur de nos enfants. Beaucoup des mesures que vous aviez annoncées constituaient en effet de réelles avancées, même si de nombreux points restent à préciser et même si les moyens alloués ne permettront pas d’offrir une place adaptée à tous ceux qui en ont le plus besoin.<br />
Puis, pendant plusieurs mois, tout sembla s’être arrêté dans les instances gouvernementales chargées de cette question jusqu’à ce que brusquement, la semaine dernière, au milieu de l’été, soit annoncée la composition du Conseil National des TSA et des TND. Aucun représentant d’associations de familles favorables au pluralisme des approches et à la prise en compte de la vie psychique des personnes autistes n’y a été convié. Et ce n’est guère mieux du côté des organisations professionnelles.<br />
Ces exclusives sont contraires aux principes démocratiques les plus élémentaires ainsi qu’aux engagements d’ouverture du Président de la République. Vous avez été capable de faire travailler ensemble dans votre gouvernement des ministres issus de traditions politiques très variées, pourquoi le monde de l’autisme devrait-il être le seul domaine où règnent la pensée et le parti unique ?<br />
Nous ne pouvons pas accepter une telle régression, c’est pourquoi le RAAHP (qui regroupe plusieurs associations de parents et d’usagers) ainsi que l’association AEVE (Autisme Espoir Vers l’Ecole) ont décidé de manifester publiquement leur mécontentement en signant et en publiant le communiqué que vous trouverez en pièce jointe.<br />
<br />
Dans l’espoir que vous aurez à cœur de n’accepter aucun monopole de la pensée et de rétablir au plus tôt le pluralisme indispensable à toute vie démocratique, je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, mes respectueuses salutations.<br />
<br />
Patrick Sadoun<br />
Président du RAAHP<br />
www.raahp.org<br />
<br />
<br />
Communiqué du RAAHP et d'AEVE<br />
<br />
La composition du nouveau Conseil National <br />
des troubles du spectre autistique et des troubles du neuro-développement : Un nouveau monde calqué sur l’ancien<br />
<br />
On reprend les mêmes qu’autrefois et on recommence. On privilégie les représentants d’une seule et même approche de l’autisme, pourtant discréditée par un rapport officiel de 2016 et des scandales de maltraitance à répétition, et on continue d’affirmer qu’on s’appuie sur la science. On nie la souffrance psychique dans l’autisme et on prétend être à l’écoute de nos enfants. On marche allègrement dans les pas du député Daniel Fasquelle et on oublie que ses propositions sur l’autisme ont été rejetées par la quasi-unanimité de ses collègues.<br />
<br />
Quelle déception après tant de belles promesses !<br />
<br />
Cela avait pourtant plutôt bien commencé. Pour la première fois dans une campagne présidentielle le drame de l’autisme n’était pas resté sous silence. Pour la première fois un timide début de pluralisme avait été respecté dans la préparation du 4ème plan autisme et dans l’élaboration des dernières recommandations de la HAS (Haute Autorité de Santé). Et la preuve avait ainsi été faite que les règles démocratiques élémentaires pouvaient aussi fonctionner dans le monde clos de l’autisme, qu’elles permettaient de l’ouvrir et d’éviter de répéter en boucle les mêmes slogans éculés. <br />
<br />
Comme dans tous les domaines il n’existe aucune vérité unique, universelle et éternelle en autisme. Les apports de chaque courant de pensée devraient y être reconnus. <br />
<br />
Le RAAHP a contribué au bien-être quotidien des personnes autistes par ses réflexions sur une architecture adaptée qui ont été reprises dans les établissements, les appels à projets et les recommandations pour adultes autistes de la HAS. Il a élaboré pour le 4ème plan autisme des indicateurs de qualité des interventions qui permettraient d’évaluer les pratiques de terrain facilement et sans aprioris idéologiques. <br />
<br />
AEVE vient de faire l’objet d’une publication validante pour sa méthode des 3i, fondée sur le jeu et l’imitation. Des centaines d’enfants en très grande difficulté ont déjà pu, grâce à elle et sans forçage, rejoindre une scolarité ordinaire ou, du moins, faire de gros progrès. <br />
<br />
La plupart des responsables de nos associations respectives sont auteurs de nombreuses publications sur l’autisme chez des éditeurs de renom.<br />
<br />
Alors pourquoi à nouveau un tel sectarisme ? Certains veulent-ils à toute force relancer les guerres de religions stériles qu’un début de concertation pluraliste avait apaisées ?<br />
<br />
Nous espérons encore qu’il ne s’agit là que d’une erreur de casting et que les principes d’exemplarité, d’ouverture et de pragmatisme rappelés régulièrement par le Président de la République finiront par être entendus dans les bureaux de tous les ministères et de de tous les services de l’Etat. <br />
<br />
<br />
Patrick Sadoun Catherine de la Presle  <br />
<br />
Président du RAAHP Présidente d’AEVE]]></description>
            <dc:creator>Joseph Rouzel</dc:creator>
            <category>Psychasoc</category>
            <pubDate>Tue, 31 Jul 2018 11:49:51 +0000</pubDate>
        </item>
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            <title>Re: où irons-nous sans CHRS</title>
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            <description><![CDATA[Quoi faire?<br />
Diffuser cette info, communiquer entre CHRS mais au delà, car le tour de vis budgétaire,va certainement toucher d'autres structures.Comme vous le disiez se réunir, se parler, et surtout se faire entendre.La rue, je trouve cela jolie, pour se faire entendre.<br />
Et certainement, rencontrer nos députés pour parler de nos métiers, de l'importance de la diversité d'accompagnement dans un même secteur, et de l'impact qu'une baisse de budget a sur notre travail auprès des  personnes que nous accompagnons.<br />
Et dire et redire,que mettre quelqu'un dans un logement, se n'est pas forcément la priorité,pour la personne, voir, cela peut-être dangereux(fragilité psy, médicale, addicto). La mise à l'abri oui, le logement à tout prix, cela se réfléchit.]]></description>
            <dc:creator>sebastien</dc:creator>
            <category>Psychasoc</category>
            <pubDate>Sun, 22 Jul 2018 20:36:04 +0000</pubDate>
        </item>
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            <title>Re: où irons-nous sans CHRS</title>
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            <description><![CDATA[Alors que faire?]]></description>
            <dc:creator>Joseph Rouzel</dc:creator>
            <category>Psychasoc</category>
            <pubDate>Sat, 21 Jul 2018 07:43:44 +0000</pubDate>
        </item>
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            <title>Re: où irons-nous sans CHRS</title>
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            <description><![CDATA[bonsoir,<br />
Quelles conséquences, une seule, la fermeture des CHRS.<br />
La politique que veut développer le gouvernement et &quot;un toit d'abord&quot;,c'est à dire proposer un logement et cela réglera apparemment les difficultés des personnes.<br />
Actuellement dans mon service par exemple, stand by des projets(déjà peu nombreux par manque de budget), la spécificité serait en question ( nous accompagnons uniquement des personnes sous mains de justice).<br />
Et je pense à terme le personnel serait touché.<br />
<br />
Bonne soirée.]]></description>
            <dc:creator>sebastien</dc:creator>
            <category>Psychasoc</category>
            <pubDate>Fri, 20 Jul 2018 20:22:24 +0000</pubDate>
        </item>
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            <title>Re: où irons-nous sans CHRS</title>
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            <description><![CDATA[Je n'étais pas au courant, tant le rognage des budgets se fait dans tous les domaines. Quelles conséquences peut-on envisager sur les CHRS? Et question clé: comment lutter? Des mouvements comme avenirEducs ou autres commencent à se rassembler. Il me semble que la résistance n'est possible qu'à plusieurs, en créant des réseaux. Si l'on se bat pour la protection de l'enfance d'un coté, les IME de l'autre, ou les CHRS, la dispersion ne profitera qu'à des prises de décision politique qui passent comme une lettre à la poste. Ce qui fait cruellement défaut dans le secteur c'est la fédération des luttes. Un peu partout il existe des mouvement de résistance, mais pas coordonnés...]]></description>
            <dc:creator>Joseph Rouzel</dc:creator>
            <category>Psychasoc</category>
            <pubDate>Fri, 20 Jul 2018 05:48:03 +0000</pubDate>
        </item>
        <item>
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            <title>Enfants-tyrans</title>
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            <description><![CDATA[Enfants-tyrans*<br />
<br />
« Familles, questions cruciales », par  Hélène Bonnaud<br />
<br />
Plusieurs médias se sont fait l’écho de ce qu’on appelle « les enfants tyrans », s’inquiétant de la propagation de cette pathologie chez les enfants d’âge scolaire. Sous ce signifiant dont on peut dire qu’il est particulièrement parlant pour nommer un comportement dérangeant chez l’enfant, on signale l’exercice d’une domination aussi bien physique que verbale de l’enfant envers ses parents, pouvant prendre des formes allant de l’insolence jusqu’à la violence, la colère, la crise. Selon les comportementalistes, un trouble de l’attention (TDA) en serait la cause et expliquerait les phénomènes auxquels les parents sont confrontés. On se demande quelle corrélation est faite entre un trouble de l’attention et la tyrannie. Peut-être l’idée que les difficultés de concentration engendreraient une impossibilité à entendre les demandes ou les ordres venant des parents ? De fait, cela paraît peu convaincant car les troubles de l’attention ne signifient pas refus d’écouter mais, selon notre lecture psychanalytique, difficultés à symboliser les liens logiques nécessaires à tout apprentissage, entraînant alors une certaine agitation.<br />
Constatant une augmentation de ces problématiques dans les consultations pédopsychiatriques, pour venir en aide à ces enfants et surtout à leurs familles, le CHU de Montpellier a mis en place une structure unique en France. Elle propose des échanges avec des professionnels ayant établi leur traitement à partir des recommandations du professeur Haim Omer (1), professeur de psychologie à l’université de Tel-Aviv, qui mettent en avant la nécessité de la présence parentale comme mode de réponse, allant même jusqu’à prôner le sit-in qui consiste à occuper la chambre de l’enfant jusqu’à obtenir de lui des suggestions pour améliorer son comportement. On aperçoit dans ces conseils prodigués aux parents en<br />
difficultés une forme de bon sens concernant la façon de ne pas entrer dans une spirale infinie de paroles en discussions, de discussions en menaces, etc. Sans doute ces rappels sont- ils nécessaires pour repositionner les parents dans leurs capacités à éduquer leurs enfants. Cette prise en charge dédiée a le mérite d’exister. Les conseils, bien souvent, ne répondent qu’à une tentative de changer les modes d’échange entre parents et enfants. Mais ils ignorent la question de la jouissance, véritable impact de la pulsion dans le corps, agissant de façon itérative et qui ne s’arrange pas avec de bons conseils... D’où la question : Comment saisir les fondements de ce qu’est la tyrannie de l’enfant ?<br />
<br />
La frustration, pas sans la demande.<br />
<br />
Le plus souvent, c’est la frustration qui est mise en avant. Freud est l’inventeur de ce concept, Versagun, qui indique la situation d’un sujet quand on lui refuse l’objet qu’il demande. L’enfant ne supporte pas le manque de l’objet ; surtout, il ne supporte pas que ce manque soit le résultat d’un refus à sa demande. Dès lors, l’accent porte tout autant sur la frustration que sur la demande, concept essentiel pour saisir les enjeux et les conséquences de la demande adressée à l’un ou l’autre des parents. La frustration se conçoit alors comme l’effet des refus nécessaires à l’illimité des demandes de l’enfant, dont le caractère inépuisable indique la façon dont il ne peut pas renoncer à la satisfaction toujours répétée de ce qui pourrait venir le combler. Chacun en a fait l’expérience avec un petit enfant, lorsqu’il finit par s’épuiser dans ses demandes jusqu’à ne plus savoir quoi demander et rester ainsi insatisfait de ce qu’il n’a pas demandé.<br />
Ceci rend compte du fait que « l’objet n’est jamais qu’un objet retrouvé à partir d’une Findung primitive, et donc que la Wiederfindung, la retrouvaille, n’est jamais satisfaisante » (2). C’est pourquoi Lacan a traité de la frustration en la distinguant de la privation et de la castration. De ce fait, dit-il, la frustration se rapporte au premier âge de la vie et nécessite une exploration analytique de ce moment et plus précisément de ce qui s’est passé dans le rapport à la mère dans la phase du nourrissage. Pour se repérer dans la frustration, deux versants sont à l’œuvre : l’un qui est l’objet réel (par exemple le sein ou le biberon) et l’autre, qui est l’agent. « En effet, l’objet n’a d’instance, n’entre en fonction, que par rapport au manque. Et dans ce rapport fondamental qui est rapport du manque à l’objet, il y a lieu<br />
?d’introduire la notion de l’agent, qui nous permettra d’apporter une formulation essentielle à la position générale du problème. Dans l’occasion, l’agent, c’est la mère. » (3) C’est la mère symbolique qui doit savoir répondre aux demandes de son petit, et cela veut dire qu’elle doit pouvoir les reconnaître, les comprendre, les interpréter, voire les hiérarchiser pour pouvoir simplement leur accorder son intérêt, mais aussi lui signifier son désintérêt lorsqu’il les multiplie de façon itérative. L’enfant peut certes le ressentir comme une frustration qui enclenchera colères et pleurs, mais il est nécessaire d’en passer par là pour faire l’expérience que toute demande ne peut être toujours satisfaite, qu’il y a un manque et que ce manque, il doit apprendre à faire avec. Il devra également accepter que sa mère ou son père lui dise non sans l’éprouver comme si ce qui lui était refusé le menaçait dans son être ou signifiait un manque d’amour de l’Autre.<br />
<br />
La faute de l’amour.<br />
<br />
C’est d’ailleurs cette question de l’amour qui est souvent au cœur des problématiques actuelles dans la relation parents-enfant. La peur que l’enfant ne se sente plus aimé terrorise beaucoup de parents d’aujourd’hui. Ceux-ci semblent projeter sur l’enfant une angoisse massive de malaimé ou d’abandonné, voire d’incompris, comme si toute manifestation d’agressivité ou de refus de répondre à la demande de leur enfant risquait de faire traumatisme pour lui. Cette idée n’est pas sans conséquence car elle lui ouvre la voie au sentiment de sa toute puissance. De ce fait, c’est lui le maître. Dès lors qu’il ressent son omnipotence comme un moyen d’obtenir tout ce qu’il veut quand il le veut, il ne pourra déchoir de cette position qui se nourrit d’une relation duelle entre le parent et l’enfant, rien ne venant interférer dans la boucle du « ou toi ou moi » propre à cette pathologie de la relation en miroir dont Lacan a montré qu’elle était l’indice de la paranoïa.<br />
<br />
Une place différente pour chacun.<br />
<br />
Cette inversion du pouvoir dans les relations parents-enfants est en effet propre à la façon dont les places de chacun ont évolué depuis un certain nombre d’années où la fonction du père s’est débranchée de la fonction Nom-du-Père, à savoir le fait que le père ou son substitut met un bémol au désir de la Mère, entraînant une séparation symbolique de la mère avec son enfant qui l’introduit à rencontrer une limite à la jouissance. Il doit accepter que sa mère n’est pas toute à lui et, surtout, que lui-même n’est pas tout pour elle. Ce qui, dans la clinique, reste un enjeu crucial.<br />
?<br />
Il semble en effet que chez les enfants-tyrans, cette séparation ne s’est pas établie, l’enfant restant occupé à être le centre de la vie de ses parents, et plus encore, à jouir d’être l’objet qui les attache. C’est alors que se joue le drame d’une guerre où la relation aux parents passe de la séduction à la terreur. Souvent, ceux-ci se sentent impuissants et coupables. Ils ont le sentiment d’être soumis aux quatre volontés de leur enfant.<br />
Dans un reportage de BFMTV (4) montrant le cas d’Antoine, âgé de 9 ans, on perçoit chez les parents l’épuisement et la peur exprimée qu’ils ont de leur fils. Ils en viennent à s’isoler pour ne pas donner à voir à leurs proches et amis le spectacle de leur impuissance face à leur enfant. Ils élaborent des stratégies d’évitement, manifestes d’une angoisse face au comportement pathogène de leur enfant. Ils considèrent leur fils comme un élément perturbateur au sein de la famille, mais n’arrivent pas à saisir en quoi ils sont impliqués dans ses réactions. En le désignant comme un enfant-tyran, la psychologie d’aujourd’hui nomme un symptôme qui, lorsqu’il est installé, rend compte d’une difficulté qui s’inscrit dans un nouage faussé dans la relation parents-enfant, plutôt que dans une conception comportementale du problème. Car ce phénomène répond bien souvent à un défaut dans la symbolisation liée à une fixation à la relation imaginaire à l’autre, donnant ce caractère absolu et sans culpabilité décrit par les parents. La culpabilité, en effet, est la conséquence du passage par l’Œdipe, l’enfant concevant alors sa place non pas seulement par rapport à chacun de ses parents, mais en relation avec la place de chacun d’eux dans le couple, une place singulière, mystérieuse et dont, en tant qu’enfant, il est exclu. Encore faut-il que le couple parental relève bien de ce lien désirant, c’est-à-dire que le père ait fait de sa femme, « l’objet a, cause de son désir » (5).<br />
Tant que l’enfant considère ses parents comme des partenaires éducatifs, il ne peut opérer une différence entre les deux parents et lui, ni non plus faire l’expérience d’un lien différent qui les lie et dont il est exclu. Tant qu’il n’a pas fait l’expérience que ce qu’il est comme objet ne vient ni<br />
combler sa mère ni son père, il ne pourra exister que comme l’objet qui exige d’être reconnu comme le maître absolu et voudra incarner sa toute-puissance en explorant de mille façons possibles comment jouir de son pouvoir sur l’Autre.<br />
<br />
L’amour, oui, mais pas le sur-amour<br />
<br />
Une des leçons de la psychanalyse d’enfant est que l’amour est certes vital pour le développement d’un enfant, mais il est aussi ce qu’il y a de plus dangereux quand cet amour vient recouvrir toute forme de réponse à l’angoisse de l’enfant. Croyant le préserver, on le trompe sur ce qui est le plus insupportable de notre fonctionnement, dont Freud a découvert la force négative dans la pulsion de mort. Aussi, quand Jacques-Alain Miller nous précise que la « violence est la satisfaction de la pulsion de mort » (6), nous nous trouvons face à ce qui agite l’enfant-tyran, qui est une version de l’enfant violent à ceci près qu’il n’exercerait sa tyrannie qu’au sein de sa famille. On peut dès lors se repérer sur cette idée que l’amour n’est pas au-delà de la jouissance, mais plutôt l’enveloppe qui la contient. Quand elle se rompt, la jouissance fait tomber les masques de l’amour. L’enfant-tyran est une de ses manifestations et dès lors un symptôme dans la famille.<br />
<br />
1 : Cf. Haim Omer, « Résistance non violente : guide pour les parents d’adolescents présentant des comportements violents ou autodestructeurs », Cahiers critiques de thérapie familiale et de pratiques de réseaux, n° 34, 2005/1.<br />
2 : Lacan J., Le séminaire, livre IV, La relation d’objet, Paris, Seuil, 1994, p. 60.<br />
3 : Ibid., p. 66.<br />
4 : “Quand les enfants sont des tyrans” sur bfmtv.com<br />
5 : Lacan J., Le séminaire, « R.S.I. », leçon du 21 janvier 1975, inédit.<br />
6 : Miller J.-A., « Enfants violents », présentation du thème de la 5e journée de l’Institut psychanalytique de l’enfant, Navarin, 2017. Plus d’information sur le site www.institut-enfant.fr<br />
<br />
* Extrait de lacanquotidien.fr n° 782]]></description>
            <dc:creator>Joseph Rouzel</dc:creator>
            <category>Psychasoc</category>
            <pubDate>Fri, 20 Jul 2018 05:38:40 +0000</pubDate>
        </item>
        <item>
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            <title>où irons-nous sans CHRS</title>
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            <description><![CDATA[Bonsoir,<br />
Dernièrement nous apprenions, les enveloppes de dotation  pour les CHRS,seront revues à la baisse, économie sur trois ans, nationalement. <br />
Je ne sais pas si le sujet à déjà était abordé ici car autour de moi, rien.<br />
Les CHRS se meurent ,les travailleurs Sociaux sous silence, où sommes nous?<br />
Que fesons-nous pour les personnes accueillies au delà du quotidien, quand notre propre &quot;vie&quot; est en jeu.<br />
Je souhaite savoir par ce forum si une mobilisation se met en marche.<br />
<br />
Putain C'est quand que l'on sort de notre zone de confort!!!!]]></description>
            <dc:creator>sebastien</dc:creator>
            <category>Psychasoc</category>
            <pubDate>Sun, 15 Jul 2018 20:47:58 +0000</pubDate>
        </item>
        <item>
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            <title>A PROPOS DES AIDES SOCIALES</title>
            <link>http://www.psychasoc.com/ezphorum/phorum/phorum/?read,3,38,38#msg-38</link>
            <description><![CDATA[A PROPOS DES AIDES SOCIALES*<br />
<br />
Lettre ouverte à Emmanuel MACRON et à Muriel PENICAUD<br />
<br />
 <br />
<br />
Monsieur le Président,<br />
<br />
Madame la Ministre,<br />
<br />
 <br />
<br />
Psychologue et psychanalyste, je travaille depuis près de vingt ans dans l’accompagnement psychologique de personnes en précarité, en particulier auprès de personnes allocataires de minima sociaux (RMI, puis RSA).<br />
<br />
Je ne peux laisser se répandre sans y réagir vos propos de ces derniers jours concernant les aides sociales. Pour rappel « On met un pognon de dingue dans les minimas sociaux et les gens ne s'en sortent pas », vous entend-t-on dire, Monsieur le Président, dans une vidéo du mardi 12 juin. Madame Pénicaud, vous intervenez dans la foulée pour préciser : [si on ne propose] «que de l’aide financière, sans accompagnement, on ne permet pas à chacun d’être acteur de sa vie et de pouvoir se prendre en main» (AFP, 13 juin).<br />
<br />
Vos propos contiennent à la fois des contre-vérités et des représentations biaisées de faits existants. Je reprendrai l’un et l’autre, en appui sur mon expérience.<br />
<br />
<br />
Il existe bel et bien un accompagnement et il est efficace !<br />
Mon propre accompagnement se réalise en lien avec celui d’autres acteurs comme les services sociaux chargés du suivi du RMI/RSA, et l’ANPE, à laquelle a succédé Pôle emploi. Il peut s’agir de partenariats institutionnalisés : en tant que psychologue salarié d’une association j’ai assuré une écoute dans ses locaux ou bien dans des structures partenaires tels les services sociaux d’arrondissement ou les Espaces Parisiens pour l’Insertion. Il arrive aussi que l’initiative d’une orientation ou d’une collaboration revienne à l’un des acteurs, son déroulement étant alors plus informel ; c’est le cas aujourd’hui, où j’interviens depuis un statut d’indépendant.<br />
<br />
Le rôle du psychologue est tout d’abord de permettre à la personne reçue de déposer quelque part sa souffrance psychique, tantôt cause, tantôt résultat de l’exclusion, ou d’une précédente expérience de travail marquée elle-même par la souffrance. Quand la personne est à nouveau en capacité de penser peut s’engager un effort commun pour démêler les enjeux, le plus souvent conflictuels, dans sa rencontre avec le social et plus particulièrement avec le travail. De là peuvent émerger une nouvelle impulsion, un nouveau projet, conduisant la personne à se vivre autrement et à prendre autrement place dans le monde. Le psychologue a également pour tâche d’éclairer l’équipe ou le réseau de partenaires afin de favoriser autour de la personne une dynamique positive. C’est donc, au-delà de sa fonction thérapeutique, un observatoire précieux de l’inscription de chacun dans le social.<br />
<br />
Des statistiques ont été faites par les deux associations pour lesquelles j’ai travaillé. Il en ressortait qu’environ 70 % des personnes suivies retrouvait un travail dans l’année. Il ne s’agissait pas toujours d’un travail à temps complet et à durée indéterminée, mais la rencontre entre cette personne et le travail avait pu se faire ; on pouvait donc espérer qu’il y en ait d’autres.<br />
<br />
Que croyez-vous qu’il arriva ? En vertu d’une logique qui n’est pas sans rappeler celle des Shadoks (« Plus ça marche et plus on fait autre chose »), la dernière de ces associations a du fermer après avoir perdu son plus gros financement, assuré jusqu’alors par la Ville de Paris pour le soutien des personnes allocataires du RSA.  Les fonds auraient, parait-il, été réaffectés à la lutte contre la radicalisation. Ce n’est donc pas votre gouvernement qui en est responsable, mais par ailleurs la politique d’économies engagée par le précédent, dévolue au remboursement d’une dette que les citoyens n’ont pas contractée, se poursuit : les services sociaux et Pôle emploi connaissaient des coupes sombres dans leurs effectifs. Entre souci de l’efficience au travail et dictature des chiffres, les professionnels tendent à privilégier les personnes les plus réactives, nécessitant moins de moyens et susceptibles de doper les statistiques du service. Si bien que l’ « accompagnement global », suivi renforcé et conjoint, par un travailleur social et un conseiller de Pôle emploi, des personnes à difficultés multiples, a fini par être réservé aux personnes les plus autonomes.<br />
<br />
Faudrait-il alors plus d’accompagnement, comme vous le préconisez ? S’il s’agit de prévoir davantage de moyens dans le respect de la personne et de son projet de vie, on peut difficilement être contre. Mais parler d’accompagnement est un euphémisme quand il s’agit, en fait, de contrôle : c’est bien ainsi que le dispositif RSA fait intervenir le travailleur social en charge du suivi, qui doit assurer des rendez-vous à un rythme défini, obligatoires également pour le « bénéficiaire ». Il faut toute la déontologie et tout le « métier » des professionnels concernés pour que leur action soit vécue comme accompagnement, et non comme harcèlement. L’inscription à Pôle emploi n’est pas obligatoire pour les personnes qui perçoivent uniquement des aides sociales : tous les allocataires ne sont pas en situation d’occuper un emploi ou d’en chercher un ; l’emploi est une des formes d’insertion, non la seule. De nombreuses personnes, à tort ou à raison, perçoivent Pôle emploi comme une machine très lourde, peu individualisée, multipliant les démarches et contraintes inutiles, qui représentent autant de temps perdu…pour leur recherche d’emploi ; elles ont la possibilité de faire appel au PLIE[1], devenu EPEC[2], qui les accompagne sur la base du volontariat, en partenariat avec le suivi social et éventuellement psychologique.<br />
<br />
Alors est-il possible de « faire mieux », comme vous le dites, Madame PENICAUD (ibid.)? Sans doute, mais pas en diminuant encore les moyens, ou en augmentant les contraintes, comme si l’exclusion relevait de la responsabilité des exclus et qu’il suffisait d’instaurer une obligation pour les en faire sortir.<br />
<br />
<br />
Aller vers l’emploi, oui, mais lequel ?<br />
Les moyennes de « réussite » ci-dessus laissaient tout de même 30 % des personnes au bord de la route, ce qui est, certes, encore trop. Nous touchons là aux limites de l’accompagnement, si approprié soit-il.<br />
<br />
Chercher du travail quand il n’y en a pas<br />
N’oublions pas, en effet, que les personnes allocataires, pas plus d’ailleurs que les structures chargées de l’accompagnement à l’insertion, ne peuvent créer l’offre. Certes, on peut conseiller aux jeunes d’une cité, comme vous l’avez fait, Monsieur le Président, de rechercher non plus « un patron », mais « des clients », et certains ne vous ont d’ailleurs pas attendu pour cela. Mais toutes les formes de travail ne peuvent se résoudre en un rapport marchand : de nombreuses fonctions assurées par le service public et le secteur associatif ne sauraient relever de l’intérêt privé, ou, si cela devait se faire, ce serait au prix de leur sens et du lien social qu’elles confortent (les exemples d’Orange, ou de La Poste, sont éloquents à cet égard, la privatisation s’étant soldée par des suicides au-dedans, et au-dehors par un service rendu des plus aléatoires à l’usager devenu client). Tout le monde ne se reconnaît pas non plus dans ce marketing triomphant.<br />
<br />
Les attaques sans précédent contre les services publics et les associations, qui permettent de travailler dans le souci de l’intérêt général, vont-elles vraiment dans le bon sens ?<br />
<br />
Quand il y a du travail, mais pas pour « eux »<br />
Qui embauche-t-on aujourd’hui ? Comme le disait une assistante sociale : « Qu’est-ce que je fais, moi, avec les gens que j’accompagne ? On veut des gens jeunes (mais pas trop quand même), beaux, souriants, compétents et dociles ». Tout était dit. En effet, un scénario récurrent de sélection continue apparait dans les récits que nous font les personnes que nous suivons, toutes différentes qu’elles soient.<br />
<br />
La lune de miel<br />
<br />
Aujourd’hui encore, comme dans les années soixante, l’employeur privilégiera le candidat avenant et compétent, à qui l’expérience va donner encore plus de poids. Jusqu’ici rien à dire, sauf que des personnes tout à fait compétentes pour la tâche se font refouler à cause d’un physique peu avantageux, d’un contact peu engageant, ou d’un manque d’expérience. Ou bien encore faute de diplômes, cette importance donnée au « papier » étant une spécificité française.<br />
<br />
La substitution de l’évaluation chiffrée au travail<br />
<br />
Pour les heureux qui ont franchi la première étape, la suite n’est pas exempte de déconvenues. Et ce d’autant plus qu’ils étaient entrés dans ce travail avec compétence et ardeur, assorties d’un « bon caractère », enclin à faire confiance.<br />
<br />
Avec la généralisation des nouvelles méthodes de management, on ne tarde pas à leur signifier que le vent a tourné. Il ne s’agit plus, désormais, de faire du bon travail, mais de permettre à l’employeur de dégager des marges, par tous les moyens : tel cuisinier d’une entreprise de restauration collective ne cuisine plus, mais réchauffe les plats surgelés fabriqués ailleurs ; les infirmières ne sont plus au lit des malades, mais devant un ordinateur, pour coder les actes qu’elles n’ont plus le temps de pratiquer. Dans le même temps il importe de donner l’apparence du bonheur au travail, puisque l’entreprise est également évaluée selon ce critère. Plus la nouvelle organisation suscite de la souffrance au travail, plus les indicateurs se multiplient afin d’aboutir à la conclusion qu’il n’y en a pas. A la violence de la déqualification, encore augmentée par le temps passé à remplir ces nouveaux formulaires, s’ajoute la violence par effacement.<br />
<br />
La suppression du poste<br />
<br />
Un bon salarié est un salarié mort, en tant que tel : devenu charge, et la valeur intrinsèque de son travail étant depuis longtemps oubliée, il est appelé à disparaître. Ce qui ne manque pas de se produire.<br />
<br />
Par précaution, on n’embauchera donc pas une personnalité perçue comme pouvant se rebeller, ou bien donner l’image désastreuse d’une souffrance au travail, pis encore du suicide.<br />
<br />
Ce scénario est trop fréquemment rapporté pour être seulement un fantasme de personne en difficultés. Il a été amplement décrit par d’autres, à commencer par Vincent de Gaulejac (La société malade de la gestion, Seuil, 2005). Les personnes avec lesquelles nous travaillons ont vécu deux, trois expériences du genre, et se trouvent depuis « au point mort », comme l’expriment certaines, souvent tellement détruites qu’elles ne sont plus en état de recommencer.<br />
<br />
Les générations montantes, quand même un peu averties de ce qui les attend dans le monde du travail, n’ont souvent tout simplement pas envie d’y entrer. Tout le monde aura compris, sauf vous, qu’il ne s’agit pas de « fainéants » ou de profiteurs, mais d’humains qui ont encore l’espoir de se réaliser, fût-ce hors travail, a minima encore soucieux de leur dignité.<br />
<br />
Les personnes en précarité ne sont pas, non plus, conformes au cliché véhiculé par la langue de bois dominante : des personnes « vulnérables », « fragiles », chez qui un manque supposé est à combler. Ce sont le plus souvent des gens humainement normaux, dans une situation qui ne l’est pas. Y a-t-il encore une place dans notre société pour des personnes simplement compétentes et de bonne volonté, raisonnablement soucieuses de leurs congénères, mais disposées à troquer leur apport contre des moyens de vie décents ? De telles personnes se voient aussitôt prescrire des actions de « dynamisation »,  sensées leur apprendre à surjouer l’enthousiasme de rigueur.<br />
<br />
Alors qu’entend-on par « éducation », « formation », qui sont vos maîtres-mots ?  S’agit-il encore de former à l’exercice d’une activité réelle et pourvue de sens ? Ou de former à la soumission ? Soumission en tout cas à la loi du marché, qui laisse les grandes entreprises décider de l’avenir de notre société en décrétant quels sont les emplois à pourvoir. Soumission à la loi du chiffre, qui peut décider un jour de votre mort.<br />
<br />
Mesure-t-on ce que peut signifier, dans ce contexte, l’accompagnement vers l’emploi, et pis encore, le contrôle des chômeurs ? Obliger des personnes à faire des démarches de recherche quand celles-ci n’ont aucune chance d’aboutir, c’est les précipiter chaque jour contre un mur : celui du refus de leur travail, de leur personne ou de leur compétence.<br />
<br />
 <br />
Des représentations d’enfants gâtés<br />
Je me refuse au procès d’intention, consistant à faire de vous « le président des riches », et l’experte en plan social de chez Danone. Je me refuse également au procès de naissance : on ne peut faire reproche à personne d’avoir grandi dans un milieu favorisé par l’aisance financière ou la culture.<br />
<br />
Mais je fais  l’hypothèse que, portés en définitive par vos propres choix  dans des directions cohérentes avec les attentes du marché, vous avez peut-être peine à imaginer qu’il puisse en être autrement pour d’autres. Ces gens ne sauraient être que des paresseux, des fraudeurs ou des incompétents.<br />
<br />
Je pense en particulier aux artistes, qui pour beaucoup doivent au RSA de pouvoir exercer leur métier, alors même qu’on essaie désespérément de leur en faire  trouver un autre. On pense à Matisse, qui a longtemps gagné sa vie comme peintre en bâtiment, tandis que Picasso accrochait déjà ses œuvres sur les murs. « Justement », diront certains, « si Matisse l’a fait, pourquoi pas nos pauvres, et nos jeunes d’aujourd’hui ? Le travail n’est pas fait pour être agréable ». De fait l’étymologie du terme (trepalium) désigne un « instrument de torture ». Mais l’ordre ancien, tout en exploitant la force de travail du salarié, la reconnaissait de ce fait. Le seul précédent à la logique actuelle d’extermination du travail est donné par les camps du même nom. Les adultes d’aujourd’hui sont « meurtris » au sens fort, car exclus d’une économie inconsciente de la dette, au fondement du droit que chacun s’accorde à vivre (« vivre de son travail » a aussi un sens symbolique), et au fondement du lien social.<br />
<br />
De tout temps ont existé des marginaux. Marginalité subie ou choisie ? Un psychanalyste saisit vite que certaines formes de marginalité sont au départ subies, pour être revendiquées après-coup, tant l’humain a besoin de se sentir cause. Les situations arrivant jusqu’au psychologue s’analysaient plutôt comme investissement de significations intrinsèquement individuelles attachées au travail (par exemple cette jeune fille qui fournit de faux documents et se fait exclure pour cette raison, en révolte contre un inceste commis par un oncle, qu’on l’avait obligée à taire, tout en pardonnant à l’abuseur). Mais aujourd’hui, un profil tout autre tend à devenir un phénomène de masse : des jeunes qui « ne se voient vraiment pas » à l’une des places qui leur sont offertes sur l’échiquier du travail. « Les voudraient-ils toutes ? » pourraient ricaner les pourfendeurs de l’hédonisme contemporain. Hélas, le ton de tristesse et d’angoisse qui accompagne leurs propos dit plutôt le malaise de celui qui est embarrassé de sa propre vie en ne voyant nulle part d’issue possible ou même désirable.<br />
<br />
C’est la difficulté à vous représenter spontanément ces nouvelles réalités qui m’évoque – que Jupiter me pardonne - la figure de l’enfant gâté. Mais il ne convient pas d’en rester là : des responsables politiques doivent se donner les moyens de comprendre toutes les composantes de la société, afin de travailler à ce qu’elles fonctionnent ensemble. Ne serait-ce pas cela, n’être « ni de droite ni de gauche » ?<br />
<br />
 <br />
<br />
En conclusion<br />
Il ne s’agit pas de mettre à bas le système actuel : les réussites existent, mais elles sont menacées par les politiques d’économie qui organisent le délabrement des services. D’autre part on ne peut parler d’ « aller vers l’emploi » sans se demander s’il existe, et sans tenir compte de l’« effet repoussoir » de ce qu’est devenu le monde du travail. Il importe de revenir sur cette méconnaissance, de la part de responsables qui ont le devoir et les moyens de s’informer.<br />
<br />
Les aides sociales sont actuellement la dernière planche de salut maintenant dans l’économie réelle (pouvoir d’achat) et symbolique (rôle familial, social) des personnes dont le travail ne veut pas, ou pas assez (travailleurs pauvres). N’est-ce pas plutôt ce refus qu’il conviendrait d’interroger, plutôt que les stratégies de survie des exclus ? Pourquoi considérer comme passéiste l’offre publique d’embauche, qui manifeste, dans un état de droit, la volonté d’intégrer sans exploiter, à côté du secteur privé ?<br />
<br />
Espérant que cette contribution d’un praticien pourra, parmi d’autres, éclairer vos décisions, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, Madame la Ministre, l’expression du profond respect et de la  haute considération dus à vos fonctions.<br />
<br />
 <br />
<br />
Raymonde FERRANDI<br />
<br />
29 juin 2018<br />
<br />
 <br />
<br />
[1] Plan Local pour l’Insertion et l’Emploi<br />
<br />
[2] Ensemble Paris Emploi Compétences<br />
<br />
* Extrait de Mediapart du 11 juillet 2018]]></description>
            <dc:creator>Joseph Rouzel</dc:creator>
            <category>Psychasoc</category>
            <pubDate>Wed, 11 Jul 2018 08:42:24 +0000</pubDate>
        </item>
        <item>
            <guid>http://www.psychasoc.com/ezphorum/phorum/phorum/?read,3,8,37#msg-37</guid>
            <title>Re: Quand c'est fini ni ni ça recommence...</title>
            <link>http://www.psychasoc.com/ezphorum/phorum/phorum/?read,3,8,37#msg-37</link>
            <description><![CDATA[Nouvel interlude.<br />
<br />
Ai-je rêvé, ai-je bien lu, il était bien écrit &quot;... le sommet de la pyramide, bien effacé aujourd'hui, mais nécessaire...&quot;? <br />
<br />
Et dès la première ligne du propos suivant n'est-il pas recouru à nouveau à cette symbolique de la pyramide en laquelle les sujets confondus, pierres assemblées, ne font qu'Un avec le pouvoir qui se tient au sommet. Une de  ces  fables  stupéfiantes dont le management fait son beurre. <br />
J'ai eu l'occasion de relever dans la charte d'une association bordelaise, autre &quot;mise en scène sublime du pouvoir&quot;, l'emploi de cette autrefigure en majesté de la Cathédrale que serait la dite Association, cathédrale dont les salariés, est-il écrit, seraient la clef de voûte... <br />
<br />
Comme je ne suis pas un bon camarade, il me faut avouer que je vois là encore, sous ce signifiant employé de &quot;pyramide&quot;, après toutes ces manières contournées de faire résonner le signifiant &quot;place d'exception&quot; pour nos chers directeurs et aimables équipes, un nouveau signe manifeste de double discours. Ce qui nous ramène au questionnement sur les dites supervisions.<br />
<br />
Qui demande?<br />
Et plus particulièrement, que demandent les directions gestionnaires à la &quot;psychanalyse&quot;, aux &quot;supervisions&quot;?<br />
Que demandent-elles sinon de préserver et entretenir le transfert institutionnel, autrement dit d'entretenir l'enlacement narcissique des uns et des autres à l'Un-stitution? <br />
<br />
Legendre l'avait relevé il y a bien longtemps, dans un de ses premiers livres (sur la danse) : ils sollicitent la psychanalyse pour que celle-ci &quot;prête main-forte au recyclage de l'ordure humaine&quot;... Et ce recyclage et bien il exige de faire passer à l'as les signifiants sulfureux de la psychanalyse : l'Œdipe, l'angoisse, la culpabilité et le conflit, et j'ajoute, le transfert institutionnel. Il exige d'évacuer de l'horizon clinique la Question juridique, le nouage des pratiques à la problématique de la Loi, dimension institutionnelle comprise.<br />
<br />
Les superviseurs sont requis comme &quot;les nouveaux maîtres du ballet&quot;, pour réduire le conflit (au-delà de l'Œdipe, ce mythe dépassé n'est-ce pas !), et faire marcher la troupe conviviale dans la croyance préservée de l'enfant à la bonne institution et au puissant menaçant porteur du phallus!<br />
Les coupables n'étant plus dès lors que ceux qui s'écartent de l'Un et mettent en cause ce &quot;bon ordre&quot; où le nœud infantile de la soumission se verrouille à la sacro-sainte majesté des figures institutionnelles du Pouvoir...]]></description>
            <dc:creator>Daniel Pendanx</dc:creator>
            <category>Psychasoc</category>
            <pubDate>Sun, 08 Jul 2018 15:22:53 +0000</pubDate>
        </item>
        <item>
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            <title>Re: Quand c'est fini ni ni ça recommence...</title>
            <link>http://www.psychasoc.com/ezphorum/phorum/phorum/?read,3,8,36#msg-36</link>
            <description><![CDATA[Prendre le sommet de la pyramide pour le père, voire pour Dieu le père, c'est comme de prendre des vessies pour des lanternes, ça n'est guère plus éclairant. D'autant plus quand on s'aperçoit que DIEU jusqu'au XVII ème siècle s'écrivait: DIEV, anagramme de... VIDE! IL existe surement une fonction logique à s'inventer des sommets de pyramide. Mais à y regarder de près on voit bien que ces sommets sont divers et (a)variés, d'autres sont carrément effondrés. ça oblige à penser un au-delà de l'Oedipe, qui après tout n'est qu'un mythe qui allait comme un gant à Freud. Sommes-nous prêts, à l'heure de l'explosion des sciences techno­médicales, de la procréation médicalement assistée ou de la libéralisation  du marché des mères porteuses ...  à affronter les défis actuels de la reproduction humaine pour qu'il continue à y avoir sur terre des &quot;trumains&quot;? Cela exige une pensée dans le fil, comme on le dit du travail du menuisier. S'il y a du père, c'est avant tout du fait que les trumains sont  parlants. Bien sûr on peut appeler père la structure même du langage. ça n'est qu'un revêtement commode mais élimé, qui aujourd'hui laisse filtrer les déchirures où s'entrevoit l'abîme (c'est un joli mot de Legendre) ; mais il n'y a pas lieu de s'y abimer... Ni nostalgie, ni déclinisme. Il s'agit de se tenir là où chacun est convoqué...]]></description>
            <dc:creator>Joseph Rouzel</dc:creator>
            <category>Psychasoc</category>
            <pubDate>Sat, 07 Jul 2018 07:47:45 +0000</pubDate>
        </item>
        <item>
            <guid>http://www.psychasoc.com/ezphorum/phorum/phorum/?read,3,35,35#msg-35</guid>
            <title>MONOGRAPHIES DE LA XXVIII ème PROMOTION DE SUPERVISEURS</title>
            <link>http://www.psychasoc.com/ezphorum/phorum/phorum/?read,3,35,35#msg-35</link>
            <description><![CDATA[On pourra lire dans les textes en page d'accueil de ce site, 4 MONOGRAPHIES DE LA XXVIII ème PROMOTION DE SUPERVISEURS. Cela peut donner une idée assez juste de la façon dont la formation et l'exercice de la supervision peuvent être abordés, bien loin des élucubration  imaginaires de certains. Mieux vaut juger sur pièce... <br />
 <br />
Ainsi peut-être en va-t-il des superviseurs qui bordent la place de l’objet @, support du sujet supposé savoir. Ainsi en va-t-il de cette place vide qu’il faut bien renoncer à remplir de savoir, de bonnes intentions, de volonté d’aide. Une place à maintenir vide dans toute institution, une enclave, qui laisse à… désirer ! Un peu à la manière du psychanalyste dont Lacan dans  Télévision  nous dit qu’il ne fait pas la charité, mais au contraire qu’il… décharite. Comme les troubadours qui rendaient hommage à la Dame en y renonçant sexuellement, les superviseurs en fin de formation dont nous trouvons ici le travail de monographie tournent autour de cette place vide, vide mais à laquelle il convient de donner des entours, de l’entourer de paroles qui lui font bordure et brodure...]]></description>
            <dc:creator>Joseph Rouzel</dc:creator>
            <category>Psychasoc</category>
            <pubDate>Sat, 07 Jul 2018 07:23:42 +0000</pubDate>
        </item>
        <item>
            <guid>http://www.psychasoc.com/ezphorum/phorum/phorum/?read,3,8,34#msg-34</guid>
            <title>Re: Quand c'est fini ni ni ça recommence...</title>
            <link>http://www.psychasoc.com/ezphorum/phorum/phorum/?read,3,8,34#msg-34</link>
            <description><![CDATA[Interlude<br />
<br />
&quot;... le sommet de la pyramide, bien effacé aujourd'hui, mais nécessaire...&quot; (Cf. post ci-dessus)<br />
<br />
La formule engage parfaitement ce dont nos chers superviseurs et autres pédagogues (de la &quot;place d'exception&quot;) ne veulent rien savoir  du transfert politique,  autrement dit, de leur propre place dans le mythe institutionnel œdipien, soit-disant disparu.<br />
<br />
Pyramide : voilà, comme un souvenir ancien me le rappelle aussi (l'emploi insistant,répété, de ce signifiant par deux collègues, un psy et un éducateur, communiant dans un même amour/haine du pouvoir associatif lors du départ à la retraite de l'un d'eux),  la marque du centralisme français. Ce centralisme catholique dont a hérité le lacanisme et dont tant d'analystes, férus du social -  plus superviseurs ou pédagogues qu'interprètes - ne savent se dépêtrer. Et pour Cause, pour cause de manquement à la politique de l'interprète.<br />
<br />
Pyramide : un signifiant qui  est bien là pour dire à des enfants que la place du père - l'exceptionnil - est bien tout en haut...  Mais il est vrai que dans notre tradition ce trait de servitude et d'infantilisme se trouve associé à l'esprit &quot;révolutionnaire&quot; ! Comme le disait  l'abbé Sieyès (qui devint conseiller de Napoléon, un de nos Jupiters préférés), &quot;le pouvoir vient d'en haut, et la confiance d'en bas&quot;. On a là, comme je finis par le reconnaître au fil de mon analyse, la marque religieuse, sous quelque référence idéologique ou théorique que ce soit,  de l'amour politique, qui est aussi, comme en témoignaient donc si bien devant moi ces deux anciens collègues ce jour là, un amour d'institution. Transfert politique et amour d'institution sur lesquels tablent les pouvoirs associatifs et le management...<br />
<br />
Je pense là à ce qu'inscrivait sur la porte de sa salle de cours Pierre Legendre : &quot;Pierre Legendre n'est pas un pédagogue&quot;.]]></description>
            <dc:creator>Daniel Pendanx</dc:creator>
            <category>Psychasoc</category>
            <pubDate>Thu, 05 Jul 2018 23:27:52 +0000</pubDate>
        </item>
        <item>
            <guid>http://www.psychasoc.com/ezphorum/phorum/phorum/?read,3,8,33#msg-33</guid>
            <title>Re: Quand c'est fini ni ni ça recommence...</title>
            <link>http://www.psychasoc.com/ezphorum/phorum/phorum/?read,3,8,33#msg-33</link>
            <description><![CDATA[(suite) <br />
Au long cours de mon expérience en AEMO, confronté à la puissance (culpabilisante) de tous ces transferts et demandes issus du malaise – malaise des parents ou des institutions qui vient en bout de chaîne institutionnelle, via les juges des enfants, se décharger sur l’AEMO – j’ai peu à peu conquis de m’extraire des évidences : de l’évidence que l’AEMO était la «bonne réponse », le &quot;bon instrument éducatif du juge&quot;… Comme s’il fallait un instrument au juge ! Je me suis ainsi peu à peu dégagé du positivisme éducatif et thérapeutique qui, sous des références diverses, a depuis des lustres irradié la Justice des mineurs. Et j’ai fini par relever, cas après cas,  combien l’AEMO, prise dans la vieille hystérie sociale, se retrouvait en place de ce phallus imaginaire d’un Juge  investi comme maître du cas : un maître sur lequel règne les puissances extérieures au Droit. Les Érinyes d'aujourd'hui ? Il suffit de voir la place pour le moins réduite qui a été faite lors des dernières Assises du CNAEMO au magistrat, et d’entendre la façon dont un représentant d'un Conseil général revendiquait devant tous (sans autre réaction !) la place du « pilote », de la « gouvernance » des cas, pour vérifier le peu de cas que font ceux-là, et les milieux associatifs de l'AEMO, de l’office du juge! Les magistrats sont pris depuis bien longtemps pour les caisses enregistreuses des décisions administratives ou de celles des « spécialistes »… Je me souviens encore là combien de vieux collègues s'insurgeaient quand un juge ne « suivait » pas l’orientation qu’ils proposaient... On ne disait d’ailleurs pas à l‘époque dans les rapports d’AEMO qu’on « proposait» telle ou telle orientation, car on ne concevait pas que le juge ne &quot;suive&quot;... On avait en quelque sorte le sentiment de participer du même bain, celui d'un juridisme medico-psycho-éducatif dont on pensait devoir et pouvoir donner le la !<br />
 <br />
 Et c'est ainsi que pour nombre de juges et d’éducateurs la seule identification noble était de se considérer, sur le modèle de l'idéologie médico-psycho-éducative régnante, comme des &quot;soignants&quot;. Un signifiant maître, verrouillant en vérité l'identification imaginaire inconsciente des praticiens à la &quot;bonne mère&quot;, dont on relève l'emploi constant chez des universitaires militants... Mais laissons cela, qui est pourtant une clef d'entrée pour se saisir de ce qu'engage ce juridisme à la sauce &quot;psychanalytique&quot; qui a fait le lit d’une techno-gestion (celle de ces chefferies administratives et associatives) qui ne s’embarrasse plus maintenant, à quelques rares exceptions, de la vieille sophistique...<br />
<br />
Tout est donc fait pour que ce délégué à la décharge du malaise qu’est l’éducateur d’AEMO soit flatté et entretenu dans son roman familial, ses identifications imaginaires aux parents idéaux, les parents combinés d’avant l’œdipe. Je l'ai déjà dit : l'homoparentalité n'est pas une affaire réservée aux seuls gays! Ce qui n'est pas davantage compris d'un côté que de l'autre...<br />
<br />
 Tout conduit à ce que ces praticiens, comme d’ailleurs tant d’éducateurs en internats et autres,  gardent la tête dans le guidon et « collaborent» sans avoir à se demander, en regard de l’économie générale institutionnelle, généalogique du cas, ce qu’ils foutent là ! <br />
<br />
Mon chemin m’a conduit à briser les présupposés fondateurs de l'AEMO, ces attendus sur &quot;l'interpénétration de l'éducatif et du judiciaire&quot; qui semblent toujours «aller de soi » pour tous.Je me suis alors décalé des pratiques de l'emprise et du commandement, de la défausse et du remplissage, de ces modes d'intervention si mal dialectisés, soumis à l’imperium des idéaux réparateurs, en vérité « faussement réparateurs » (au sens précis que Winnicott donne de cette notion).  Et j’en suis venu, à travers maints tâtonnements, à me demander justement ce que je foutais là... Je me suis interrogé non seulement sur ce qu’il en était de mon désir dans l'exercice de cette fonction en AEMO mais sur ce qu'il en était de la demande qui nous était faite, qui m’était faite... Demande qui était souvent, par le magistrat, non traitée juridiquement dans la perspective de l'institution du sujet, et dès lors déplacée sur l'AEMO... Voilà qui m’a donc conduit  à mettre en questions le montage même de l’AEMO, comme j’en ai rendu compte pour l'essentiel dans deux articles de la revue Empan. L'un sur la fonction du juge, intitulé, sous une formule de Montaigne, &quot; Ne pas prendre le fait de l'un pour le fait de l'autre&quot;, et l'autre visant à montrer en quoi la division AED/AEMO est une fausse division.<br />
 <br />
Ce faisant j’ai eu à affronter la doxa positiviste, un véritable interdit de penser la dimension institutionnelle du cas. Mes réflexions ne peuvent en l'état que heurter le narcissisme professionnel, celui de pouvoirs bien mal limités,l’attachement le plus serré de nos milieux à ce montage pourtant si confusionnel qu’est celui de la Justice des mineurs. Un montage qui, subvertissant comme je l'ai montré l’efficace symbolique de la fonction du juge des enfants, son office de garant des places, garant de la Limite et de l'écart pour tous les protagonistes du cas, fait de celui-ci (homme ou femme) non pas un interprète référé (je reviendrai plus tard sur cette notion), le représentant du Père-Tiers, mais l’incarnation de ce Père idéal dont Guy Rosolato a si bien décrit la fonction d'agent de la Mère phallique, omnipotente, dans son analyse du « complexe de croyance »…<br />
<br />
Ce chemin de questionnement qui fut le mien, aux leçons et découvertes toujours circonscrites par tous ceux qui mènent le bal – je pense là à toutes ces chefferies associatives, avec leurs multiples accompagnateurs, aujourd’hui regroupées autour d’un CNAEMO à vocation militante, théologico-politique – m’amena à analyser les façons dont nos pratiques pouvaient venir redoubler et (re)couvrir l’économie sacrificielle des cas. Et cela en préservant le narcissisme de corps de nos milieux, la colle imaginaire des praticiens à l’Un-stitution, à l’Equipe, à la Psychanalyse…<br />
 <br />
 J’ai pu ainsi, en ce lieu de l’AEMO où confluaient le malaise (= l’angoisse sociale de culpabilité, selon Freud),  les impasses éducatives familiales et institutionnelles les plus diverses, repérer combien toutes ces situations qui venaient ainsi se déplacer et échouer dans le contexte judiciaire, dans l'AEMO, témoignaient du plus général défaut de la triangulation œdipienne, celui de l’institution du sujet.<br />
<br />
Et c’est bien sur cette affaire nodale de &quot;l'institution du sujet&quot;, c’est-à-dire sur le fait qu’il n’y a, comme n’a cessé d’y insister Pierre Legendre, dans un quasi désert, &quot;de sujet que sujet institué&quot;, que porte, pour des raisons diverses, que je laisse là de côté, la plus grande résistance de nos milieux, des milieux psy, des «attardés» comme je dis, moi qui me considère comme un grand retardé : la plus grande volonté de ne pas savoir.]]></description>
            <dc:creator>Daniel Pendanx</dc:creator>
            <category>Psychasoc</category>
            <pubDate>Sun, 01 Jul 2018 18:38:47 +0000</pubDate>
        </item>
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            <guid>http://www.psychasoc.com/ezphorum/phorum/phorum/?read,3,8,32#msg-32</guid>
            <title>Re: Quand c'est fini ni ni ça recommence...</title>
            <link>http://www.psychasoc.com/ezphorum/phorum/phorum/?read,3,8,32#msg-32</link>
            <description><![CDATA[annulation pour reprise du post]]></description>
            <dc:creator>Daniel Pendanx</dc:creator>
            <category>Psychasoc</category>
            <pubDate>Tue, 26 Jun 2018 06:33:20 +0000</pubDate>
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            <guid>http://www.psychasoc.com/ezphorum/phorum/phorum/?read,3,8,31#msg-31</guid>
            <title>Re: Quand c'est fini ni ni ça recommence...</title>
            <link>http://www.psychasoc.com/ezphorum/phorum/phorum/?read,3,8,31#msg-31</link>
            <description><![CDATA[Je parle de ce que j'ai lu depuis des années, de ce que je lis ici, à travers quoi se dit la position ( la place de discours) que nous venons occuper dans la scène institutionnelle et familiale du cas, et cela en regard de ce qu'il en est des conditions (du jeu des fonctions, je vais y revenir) qui président à l'institution du sujet. <br />
<br />
Se soucier des conditions qui président à l'institution du sujet :<br />
 autrement dit, pour tous ces sujets (enfants et parents) enkystés à des degrés divers dans une impasse généalogique, se soucier du rétablissement d'un cadre (le cadre même de la clinique) et d'un contexte de liens qui autorisent de ré-ouvrir pour eux l'assomption de leur propre division subjective, sexuée. <br />
<br />
Jeu des fonctions (fictions légales) = jeu des figures généalogiques :<br />
  <br />
C'est par là, en ce jeu (familial et institutionnel) des images, des figures, jeu juridiquement noué et par là référé, qu'opère, dans l'ordre de la représentation (dimension inconsciente comprise),  l'entre-appartenance du sujet et de l'institutionnalité, du social. <br />
<br />
&quot;juridiquement noué et par là référé&quot;, ce qui signifie qu'il y a du ternaire pour qu la dialectique opère : le sujet, l'institutionnalité (le juridique) et, sur un autre plan, l'instance de la Référence - le lieu du Zéro, de la &quot;place VIDE d'exception&quot; du Grand Autre absolu, mis en scène. <br />
<br />
Peut-on continuer à penser avec le Lacan de 1938 &quot; ... que le sort psychologique de l'enfant dépend avant tout du rapport que montrent entre elles les images parentales&quot; ? <br />
<br />
Je soutiens que oui, tout en considérant que ce &quot;rapport&quot;, qui est d'abord un rapport qui joue &quot;en vérité&quot;, se trouve engagé culturellement en amont, noué en droit,dans le droit civil comme dans les montages institutionnels. Ce &quot;rapport&quot; s'inscrit dans la scène institutionnelle, dans le lien aux instances tutélaires, dans le jeu des fonctions. Fonctions dont chacune a vocation symbolique à soutenir l'écart, à se faire messager médian du Nom-du Père. <br />
<br />
C'est ainsi qu'il y a une paye j'ai compris mon cher Joseph-l'attardé, l'attardé de la Question juridique (participant ainsi d'une grande communauté), pourquoi Lacan, qui avait déjà tellement insisté sur le fait que &quot;le père symbolique n'existe pas&quot; (en raison de la confusion du symbolique et du réel que d'aucuns reproduisaient dans son Ecole) a introduit la dite &quot;pluralisation du Nom-du-Père&quot;... Je ne vous ai pas attendu, ni quelques uns de mes amis, dont le juge Boulet, pour me saisir de l'idée qu'il n'y en avait pas qu'un seul, qu'un attitré, qui pouvait faire valoir le principe du Père! Et que par exemple du juge il fallait pouvoir s'en passer pour mieux s'en servir... Ce qui m'a conduit à considérer combien justement derrière la formule du &quot;juge qui rappelle la loi&quot; résonne en fait celle de l'hystérique qui veut un maître sur lequel elle règne... <br />
<br />
Aussi cela m'amuse toujours cette nécessité que tu sembles éprouver, je l'ai déjà signalé, de me faire la leçon sur ce point, comme si depuis bien longtemps, critiquant l'idée  encore aujourd'hui répandue dans les milieux psy et professionnels qu'il fallait à tout prix réintroduire le père (ce qui résonne drôlement n'est-ce pas!), je n'avais soutenu que dès lors que les uns et les autres se trouvaient référés convenablement (c'est-à-dire non légitimés dans le fantasme œdipien, l'égalitarisme œdipien!), chacun pouvait jouer comme tiers, comme &quot;du-père&quot;, dans le champ de la relation imaginaire mère/enfant. Je renvoie là  à mon texte d'analyse d'un cas de jurisprudence, réflexions sur le sujet de la parole et le droit, publié dans le numéro spécial du Sociographe sur la protection de l'enfance.<br />
<br />
Chaque fonction a ainsi sa potentialité clinique dans la scène du cas. Ce qu'a relevé et soutenu le courant institutionnaliste, mais en négligeant la dimension juridique. Je ne développe pas ici.<br />
<br />
C'est en tous les cas par là, en ce &quot;rapport&quot; impliqué dans le jeu des fonctions, dans le mode de lien entre les figures qui s'inscrit dans la scène du cas, comme je l'ai maintes fois souligné, décrit dans des analyses de cas [cf. mon article sur &quot;l'intérêt de l'enfant&quot; dans le journal Envie d'école, celui sur l'AEMO et l'AED dans Empan], que le contexte institutionnel (le mode donc de relation croisée des fonctions,  soutenant ou pas dans les pratiques l'espace de séparation,la division du sujet du Pouvoir (qui joue comme division interne du sujet), prennent effet sur le cours de l'identification sexuée, celui de la différenciation subjective de soi et de l'autre.<br />
<br />
J'essaierai de montrer en quoi dans les posts qui suivront  la symbolisation de l'exercice de toute fonction (son efficace symbolique, clinique) suppose et exige que la fonction, toute fonction soit référée, c'est-à-dire tout à la fois liée et divisée de la Référence, de la &quot;place d'exception&quot; de la Référence.]]></description>
            <dc:creator>Daniel Pendanx</dc:creator>
            <category>Psychasoc</category>
            <pubDate>Mon, 25 Jun 2018 16:27:27 +0000</pubDate>
        </item>
        <item>
            <guid>http://www.psychasoc.com/ezphorum/phorum/phorum/?read,3,8,30#msg-30</guid>
            <title>Re: Quand c'est fini ni ni ça recommence...</title>
            <link>http://www.psychasoc.com/ezphorum/phorum/phorum/?read,3,8,30#msg-30</link>
            <description><![CDATA[La supervision, comme l'analyse est avant tout une pratique, Puisque tu en as l'expérience tu pourrais en parler... Tu en produis une analyse qui t'appartient, mais on ne sait pas sur quelle base vécue. Il me semble que cela obéit à un minimum de questions. Comment est née dans les établissements que tu as fréquentés l'idée de supervision, qui en a fait la demande, comment, quel type d'intervenant a été choisi, quel était le dispositif proposé, dans quel but, comment ça a travaillé ou non? etc...  Discutons sur ce qui se passe ou s'est passé pour toi. Personnellement non seulement j'ai une expérience assez longue de la supervision et de la régulation d'équipes, mais j'ai donné dans mes ouvrage les coordonnées théoriques qui me soutenaient. Tu peux en faire la critique, faire part de tes désaccords, mais alors texte en main, sinon je ne sais pas de quoi tu parles.]]></description>
            <dc:creator>Joseph Rouzel</dc:creator>
            <category>Psychasoc</category>
            <pubDate>Thu, 21 Jun 2018 06:33:52 +0000</pubDate>
        </item>
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