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Animé par Joseph ROUZEL, psychanalyste, formateur et superviseur, met au travail la confrontation entre psychanalyse et travail social. C'est un espace de réflexion, d'élaboration, de partage. Il fait circuler des textes libres , dispose d'un forum de discussion , d'un kiosque de critiques d'ouvrages récents et présente des propositions de formations en travail social .
"Toute formation humaine, affirme Jacques Lacan, a pour fonction, par essence et non par accident, de refréner la jouissance" (in Autres écrits). La formation professionnelle continue est un mode d'intervention sociale pour les apprentissages et les remises à jour qu'elle procure. De plus, elle favorise un questionnement chez les travailleurs sociaux quant à la place qu'ils occupent auprès des personnes dont la société leur confie l'accompagnement. |
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Le terme de médiations a voyagé tout au long de l’histoire, et après bien des péripéties et avatars dans différents domaines, a rejoint le vivier du vocabulaire éducatif qui permet de disposer, pour reprendre une belle expression de Marie Cardinal, des « mots pour le dire »
La clinique sociale opère dans une rencontre singulière où le travailleur social est touché, affecté, travaillé par ce qui se joue et se noue en lui dans cette rencontre. Le sujet ( dit usager !) transfère sur sa personne un certain nombre de représentations, de mots, de projections, de désirs, de motions, d’émotions, d’affects, qui se ramènent tous à une supposition : l’usager suppose au travailleur social un savoir, un pouvoir sur ce qui lui arrive, voire la possession d’un objet qui pourrait gommer sa souffrance, qu’il attribue au manque de cet objet.
A propos du livre de Marwan Mohammed, « C’était pas gagné » (De l’échec scolaire au CNRS, histoire d’une remontada), Editions du Seuil 2026.
Le moment est choisi pour « contribuer » et transmettre. À l’heure de l’édification de la nécropole par les technocrates de la santé mentale, afin de désaffecter ce qui fait notre humanité, le lien social. Je suis le témoin d’une ère qui promeut la pulsion de mort et sa desubjectivation.
C’était dans les prémices de la décennie 90, je ne sais plus trop quelle année ; le drame s’est déroulé un soir d’été où l’orage menaçait et la lumière déclinait. Il s’appelait Jean Vednarek, les familiers l’appelaient Jeannot, sexagénaire solide, d’origine polonaise, il faisait la plonge depuis plus de deux décennies dans cette maison familiale de vacances dans laquelle j’étais le Directeur.
Le titre qui m’est venu est issu de celui d’Aragon Je n’ai jamais appris à écrire ou les incipit , qu’il rédigea à 72 ans, en 1969, à l’invitation de l’éditeur suisse Albert Skira, et qui constituera le second volume de la collection « Les sentiers de la création ».
Lundi 6 mai 2025, l’amie Christine Hay-Montaclair m’envoie un texto à 21 h : « J’ai l’immense chagrin de t’annoncer le décès de Bernard dimanche soir… » Peu de jeunes collègues connaissent cette haute figure de l’éducation spéciale qui nous quitte à 95 ans, après une vie bien remplie, au service de la formation des professionnels qui œuvrent aux côtés des plus démunis de nos contemporains, ceux que notre société dite moderne laisse en plan…