Freud et Onfray

Je n'attendais pas moins de ta réaction parfaite au bouquin de Michel ONFRAY. Pourtant, j'avais apprécié en son temps son compte-rendu intégral de son interview avec Sarko, publié sur psychasoc. Le futur Président s'était lâché sur le primat du génétique. Rien que ces propos-là auraient dû faire le fond de la campagne électorale gauche droite: Si on s'en tient aux théories fixistes (qui ne sont pas fondées scientifiquement et sont contredites par l'expérience clinique), les enseignants, les travailleurs sociaux, les soignants peuvent aller se rhabiller: Flics, amuseurs de la Télé et du foot, gardiens et organismes charitables suffisent pour l'ordre et la bonne conscience. L'homme et la femme sont programmés une fois pour toutes. Les riches et les pauvres, les gays et les hétéros, les forts en maths et les débiles etc...

Mais là, sous couvert d'une université qui n'est populaire que de nom, (il en a usurpé le nom: La première Université Populaire a été montée à Caen par l'ATD Quart-Monde. "Des gens du Quart-Monde et des Universitaires se forment ensemble", Michel ONFRAY montre, comme Sarko, le bout de sa pensée et de ses choix éthiques et politiques. Démo-lire l'édifice philosophique, clinique, anthropologique de Freud en s'appuyant sur des ragots, c'est trop petit pour être crédible. Et Onfray de s'honore pas en montrant les ratés de sa propre fragilité pour justifier un propos qui, en plus, ne propose rien.
Dès les premières pages, le ton haineux et arrogant situe le personnage. C'est déplaisant et pervers. Malheureusement, cela marche bien dans le divin Marché....
Merci de ta mise au point, comme toujours brillante et argumentée.
Powered by eZ Publish™ CMS Open Source Web Content Management. Copyright © 1999-2010 eZ Systems AS (except where otherwise noted). All rights reserved.