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<rss version="2.0"><channel><title>Psychasoc</title><link>http://www.psychasoc.com</link><description>Toutes les publications de Psychasoc.</description><language>fr-FR</language><item><pubDate>Sun, 14 Mar 2010 06:45:14 GMT</pubDate><title>Les clefs de la psychanalyse</title><link>http://www.psychasoc.com/Textes/Les-clefs-de-la-psychanalyse</link><description>
&lt;p&gt;
La psychanalyse, dans l’ordre de l’homme, a en effet tous les caractères de subversion et de scandale qu’a pu avoir, dans l’ordre cosmique, le décentrement copernicien du monde : la terre, lieu d’habitation de l’homme, n’est plus le centre du monde ! Eh bien ! la psychanalyse vous annonce que vous n’êtes plus le centre de vous-même, car il y avait en vous un autre sujet, l’inconscient.
&lt;/p&gt;
</description></item><item><pubDate>Thu, 11 Mar 2010 15:21:44 GMT</pubDate><title>« MA BRANCHE »  Histoire d’un tissage.</title><link>http://www.psychasoc.com/Textes/MA-BRANCHE-Histoire-d-un-tissage</link><description>
&lt;p&gt;
 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
« C’est pas ma branche », bougonne Brigitte, tête baissée sur son assiette. Je devine sur son visage, caché par ses cheveux blond platine, une moue de dépit. Des bagues à chacun de ses doigts rongés à vif, brillent ; ses mains nerveuses aux bracelets rutilants triturent fébrilement des boulettes de pain. Nous sommes face à face dans un coin tranquille de la cafétéria du CAT où elle travaille et nous nous rencontrons pour la première fois. Je suis éducatrice au service d’accompagnement à la vie sociale qui a été sollicité pour Brigitte. Par Brigitte ?
&lt;/p&gt;
</description></item><item><pubDate>Mon, 08 Mar 2010 07:40:56 GMT</pubDate><title>DC de la formation</title><link>http://www.psychasoc.com/Textes/DC-de-la-formation</link><description>
&lt;p&gt;
Cela fait vingt ans que je fréquente les éducateurs et je suis bien en peine de dire quelles sont leurs compétences. Je pense à Yves R., à Élisabeth W., que j’ai à la fois connus dans le cadre de l’école, lors de leur formation, et dans un cadre professionnel. Quelles sont leurs compétences, à ces deux-là ? Aucune, ou, du moins, ce n’est pas en ce terme que je parlerais d’eux. Yves, Élisabeth ont des idées, ils savent les défendre, ils n’ont pas leur langue dans leur poche, ils sont courageux, éveillés, ils font partie des gens qui ne vont pas au travail à reculons, etc. C’est tout cela, qui n’est pas spécifique, qui n’est pas à proprement parler une compétence au sens qu’on prête immédiatement à ce mot, qui fait qu’ils sont des éducateurs « sur qui l’on peut compter ».
&lt;/p&gt;
</description></item><item><pubDate>Thu, 04 Mar 2010 14:43:36 GMT</pubDate><title>L’in(ter)vention éducative</title><link>http://www.psychasoc.com/Textes/L-in-ter-vention-educative</link><description>
&lt;p&gt;
Qu’est-ce qu’éduquer veut dire ? Ou l’éducateur, quelle figure de l’altérité ? Comment la fonction éducative se spécifie-t-elle dans son rapport à l’autre ? Quels en sont les enjeux, les pièges, les finalités ? Comment l’éducateur peut-il constituer un autre structurant, un terme tiers, médiateur entre l’Autre du langage et un autre - sujet - pour qui ce rapport à l’Autre n’est pas sans poser problème, sans faire symptôme sur le versant du pathologique ou de la délinquance ? Selon quelles modalités peut-il veiller à la permanence d’une conversation susceptible de faire lien social ? 
&lt;/p&gt;
</description></item><item><pubDate>Thu, 04 Mar 2010 13:40:55 GMT</pubDate><title>Licenciement : une chef de service témoigne.</title><link>http://www.psychasoc.com/Textes/Licenciement-une-chef-de-service-temoigne</link><description>
&lt;p&gt;
 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Après dix années d’exercice en tant qu’éducatrice spécialisée en internat et en AEMO, un CAFERUIS, et ces deux années sur un poste de chef de service éducatif placée et déplacée sur deux services, j’ai été licenciée par l’association. Je ne peux pas dire « mon » association puisque aujourd’hui, à l’heure où les gros mangent les petits, les professionnels que nous sommes ont oublié cette ancienne notion d’appartenance à un lieu de travail, un jour, on est plus « chez soi » ! « Mon » ancienne association où je m’étais construite et professionnalisée a été reprise par une association de type entreprenariale, forte de plus de 900 salariés, déjà réputée pour licencier ses cadres. Les professionnels des associations privées du secteur social, ont vu beaucoup d’éducateurs expérimentés devenir chef sur des critères de mérite ou du zèle. Ceux-ci étaient souvent porteurs de l’histoire de leur établissement. 
&lt;/p&gt;
</description></item><item><pubDate>Fri, 26 Feb 2010 15:23:53 GMT</pubDate><title>T’es pas cap ! Fonction de la limite et de l’interdit ; conséquences sur les questions d’éducation.</title><link>http://www.psychasoc.com/Textes/T-es-pas-cap-%21-Fonction-de-la-limite-et-de-l-interdit-consequences-sur-les-questions-d-education</link><description>
&lt;p&gt;
T’es pas cap ! Qui n’a pas entendu cette exclamation, voire cet ordre, que lance un enfant à un autre. Mis au défi, le petit s’exécute, ou pas. À travers cette courte exclamation entendue notamment dans les cours de récréation, se trouve posée toute ou partie de question de la limite, de son franchissement, de l’interdit, du possible, de l’impossible… Notre société, aujourd’hui, pose de manière accrue la question de la limite et du dépassement de soi. Jusqu’au plus haut sommet de l’État, le dépassement de ses limites est proposé. Nombreux sont les exemples actuels proposant le dépassement de soi, qui par là même font entrer dans le « sans limite ».
&lt;/p&gt;
</description></item><item><pubDate>Fri, 26 Feb 2010 11:11:51 GMT</pubDate><title>Y a-t-il un directeur dans l’institution ?</title><link>http://www.psychasoc.com/Kiosque/Y-a-t-il-un-directeur-dans-l-institution</link><description>
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&lt;p&gt;
 
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&lt;p&gt;
Jean-Pierre Lebrun et un groupe de directeurs, Y a-t-il un directeur dans l’institution ? Postface de Dany-Robert Dufour. Presses de l’EHESP (Ecole des hautes études en santé publique), 2009
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&lt;p&gt;
C’est chose suffisamment rare pour être soulignée : il existe des directeurs qui ne sont pas gagnés par l’idéologie de la gouvernance, qui ne s’abîment pas dans les méandres du management, qui ne se laissent pas sidérer par les sirènes des dérives gestionnaires, bref des directeurs qui… dirigent, sans perdre la «bonne direction », autrement dit le bon sens. Des directeurs qui se situent comme d’authentiques chefs d’équipage. Comme on dit qu’un capitaine dirige la manœuvre. Cette métaphore m’est soufflée par l’origine du mot équipe : « Skipa » qui en ancien scandinave désigne un bateau, un esquif ; terme de marine que l’on trouve dans « skipper ». Qu’est-ce qu’une équipe ? C’est un groupe humain qui se donne une direction, sinon tout part à veau l’eau et chacun tire dans son sens. Résultat le bateau est en panne ou il tourne en rond. Pour veiller sur la direction, la bonne, si possible, est nommé un directeur qui en assure et en assume la fonction. Celui-ci dispose de deux garde-fous pour exercer. D’abord la direction qui lui est imposée par l’ « armateur ». En l’occurrence, dans le secteur social et médico-social, l’armateur, c’est le Législateur, les textes des politiques sociales qui régissent les établissements, mais c’est aussi les agréments et conventions passées au nom de l’Etat ou des collectivités territoriales. C’est aussi, dans le domaine associatif comme publique la référence aux principes et valeurs républicains et laïques qui fondent notre démocratie. C’est donc à partir d’un point d’exception que le directeur - qui comme le souligne un des textes réunis, est bien souvent une directrice - peut diriger « la manœuvre ». Au nom de… Au nom des valeurs et principes. Et au-delà au nom du principe qui fonde tous les principes : un point de transcendance logique qui établit une pyramide des subordinations. « La où ça commence, là où ça commande », précise Hannah Arendt, fondant ainsi l’armature même de la hiérarchie. Ce n’est pas en son nom propre qu’un directeur dirige, mais au nom de ce principe, lui-même relayé et décliné par les valeurs de la République. C’est ce point d’appui excentré, qui lui confère l’autorité, l’institue dans ses prises de décision, et le met, pourvu qu’il consente à représenter cette place d’exception, relativement à l’abri des dérives et prises de pouvoir abusifs. Cependant les textes de cet ouvrage collectif, rédigés par des directeurs en exercice qui se posent sérieusement le sens de… la direction, laissent un peu dans l’ombre un second garde-fou que j’aimerai ici développer. En effet, il faut penser qu’il existe une deuxième hiérarchie qui recoupe cette première hiérarchie de subordination, une hiérarchie, que dans la foulée d’une indication précieuse que l’on doit à Jean Oury, médecin-directeur de la Clinique de Laborde, l’on pourrait nommer de coordination. Je m’explique. Concrètement cela consiste pour un directeur à ne prendre une décision qu’après avoir mis au travail ses collègues (ou coéquipiers). Sur cet axe hiérarchique, il est logé à la même enseigne que les autres. La hiérarchie de coordination en effet soumet chacun aux lois de la parole et du langage. A charge du directeur d’organiser des espaces de parole dans lesquels la position de chacun puisse être entendue sur un sujet donné. Bien entendu tout n’est pas soumis à discussion. Les affaires courantes afférentes à la fonction de direction ne sauraient faire l’objet de discussions interminables, ce qui aurait pour effet, comme on le voit parfois, de transformer l’institution en une pétaudière ingérable. Ce qui doit être mis au travail relève des grandes orientations institutionnelles. Sur cet axe de coordination ce qui fait loi c’est que quand l’un parle, les autres écoutent. Le directeur a le devoir de garantir le bon fonctionnement de cet espace démocratique. Et ce n’est qu’à l’issue de ce travail d’élaboration collective qu’il peut s’extraire et faire valoir une position d’exception, à partir de laquelle, comme on dit, il tranche. Souvenons-nous ici que l’étymologie du mot « hiérarchie » devant lequel trop souvent certains reculent, nous vient de deux termes grecs : « hieros » et « arkè ». Ils signifient au sens premier, le commandement du sacré. Je dirai à ma façon que la hiérarchie, c’est tout faire pour que « ça crée ». Penser la fonction de direction à partir de ces deux axes hiérarchiques, de subordination et de coordination, l’inscrit d’emblée dans une perspective démocratique qui ne se soutient justement que d’un point d’exception, le &lt;i&gt;demos&lt;/i&gt;, le peuple. La difficulté, bien soulignée par Jean-Pierre Lebrun et reprise dans sa postface par le philosophe Dany-Robert Dufour, réside dans le fait que nos sociétés postmodernes ont tout fait pour abolir les habillages et les marques d’un point d’exception démocratique que les philosophes, comme Kant, par exemple, nommaient : transcendance. Et comme disait Jacques Prévert : il y a des transes sans danse et des danses sans transe ! Mais les auteurs de l’ouvrage, issu de deux ans de supervision encadrée par le psychanalyste et le philosophe susnommés, ont bien conscience d’une chose, du lieu de leur pratique. Même si les valeurs dominantes, disons le, capitalistes, aujourd’hui, mettent en danger la démocratie, et se réduisent peu ou prou aux valeurs marchandes - &lt;i&gt;Le Divin Marché&lt;/i&gt; que dénonce Dany-Robert Dufour dans un de ses ouvrages récents – il ne peut y avoir d’acte de direction, sans que justement la « direction », le sens, le «au nom de quoi ? » soient pris comme point de référence. Comme aime à le répéter Jean-Pierre Lebrun, le ciel est peut-être vide, mais il est toujours au dessus de nos têtes ! 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Diriger, métier impossible, affirme Freud, au même titre que éduquer et soigner. Cette citation, souvent rabâchée, bien peu en connaissent l’origine. On la trouve dans la préface de Freud à l’ouvrage d’August Aïchhorn, directeur de plusieurs institutions en Autriche, autour de Vienne, dans les années 1920 (&lt;i&gt;Jeunes en souffrance&lt;/i&gt;). Mais ce que l’on sait encore moins c’est qu’il existe une deuxième occurrence de cette citation des trois métiers impossibles, tirée d’un dicton allemand. C’est en 1937, dans « L’analyse avec fin et l’analyse sans fin » que Freud précise cet impossible niché au cœur de ces métiers de la relation humaine. Ces métiers sont dits impossibles, car « on peut d’emblée être sûrs d’un résultat insuffisant ». Non qu’il faille reculer devant la fonction. L’impossible n’est pas l’impuissance. S’y coltiner, si j’ose dire, c’est prendre en compte cet impossible, autre nom du réel, selon Lacan. Au contraire, il s’agit de l’assumer avec une certaine humilité. Ce dont témoignent les auteurs directeurs ici réunis. C’est tout autre chose que la prétention à la maîtrise absolue des adeptes de la gouvernance, qui envisagent désormais l’homme et les relations humaines comme de pures machineries. Cela place celles et ceux qui courageusement acceptent d’occuper cette place de direction aujourd’hui, aux avant-postes de la résistance contre cette vision postmoderne d’un homme-machine - prônée déjà par le philosophe Julien Offroy de la Mettrie en 1747 - un homme décollectivisé et désubjectivé. La fonction de direction implique donc en fin de compte une triple dimension : clinique, institutionnelle et politique. 
&lt;/p&gt;

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&lt;p&gt;
Joseph Rouzel 
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</description></item><item><pubDate>Fri, 26 Feb 2010 08:17:25 GMT</pubDate><title>Professionnels auprès des personnes handicapées</title><link>http://www.psychasoc.com/Kiosque/Professionnels-aupres-des-personnes-handicapees</link><description>
&lt;p&gt;
 
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&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Professionnels auprès des personnes handicapées
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&lt;p&gt;
Sous la direction de Charles Gardou
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&lt;p&gt;
Editions Erès Toulouse 200 p
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23€ 2010
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&lt;p&gt;
Ils sont les héritiers des Aïchhorn et Tosquelles… Ces travailleurs qui occupent le terrain du malaise social… Ils côtoient des populations en grande fragilité, vulnérabilité, difficultés… Ils ont à tenir la barre pour autrui, mais aussi pour eux-mêmes !… Cela suppose un certain recul, une certaine dimension, une certaine éthique… 
&lt;/p&gt;

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&lt;p&gt;
 
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&lt;p&gt;
 
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&lt;p&gt;
Comment faire, en effet, pour ne pas se faire ravager ? Comment ne pas se noyer dans la perte de sens, l’incohérence, l’absurde, le désarroi des autres que l’on accompagne au quotidien ? 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Le handicap nous dérange et nous trouble, peut-être parce que si proche de ce qu’il y a en nous qui nous échappe… (Ainsi la folie, que l’on s’empresse d’étiqueter, de parquer, ou de DSM-iser… alors que Lacan l’épinglait comme la seule liberté de l’homme…)
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Sachons respecter sans chercher à comprendre, ni à faire du sens. Sachons ne pas en faire un objet de la médecine ou de la normalisation… Sachons être dans l’éthique, « juste mesure entre le désir et l’acte » (Jean Oury)
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Car il s’agit bien de résister au rouleau compresseur de la société bien pensante, peureuse et consumériste.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Cela suppose une solide armature psychique et de bons réseaux où pouvoir se ressourcer. Cela suppose de savoir faire la part entre la jouissance de l’autre et la sienne propre, entre la souffrance venant de soi et celle de l’autre, bref, de ne pas se soigner, ni exister, ni s’aider sur le dos de l’exclusion et du mal-être. Cela signerait une toute puissance bien inadaptée tant il est facile d’abuser de la faiblesse d’autrui, piège des métiers du soin.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Il faut au contraire pouvoir inventer, se renouveler, s’aventurer dans la complexité de la matière humaine, prendre des risques, avec des questions nouvelles, dans le cadre du cas par cas, et de l’originalité de réponses adaptées à chacun. D’où l’impératif de savoir chasser ses peurs, ses angoisses, et de lever ses propres verrous. Il faut donc accepter de se former, de se remettre en question, de faire un travail personnel, pour ne pas demeurer « opaque à soi-même » et de bénéficier de cet outil imparable que sont les supervisions et autres contrôles des pratiques afin d’éviter la solitude et les burn out intempestifs. 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Car la responsabilité est grande d’oser incarner une forme de permanence où s’instaure la confiance du transfert, en parallèle, de représenter un cadre, un repérage, pour canaliser la dérive de l’autre, et enfin, de mettre en œuvre une écoute, un accueil qui fassent circuler la parole tant avec les usagers qu’avec leurs proches, souvent isolés et perdus.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Il leur incombe de trouver des actes et des gestes de rencontres humaines bien éloignés de la médicalisation à tout crin, de l’invasion de l’administratif et des délires de l’évaluation.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Ils sont face à des drogués, des cas sociaux, des délinquants, des SDF, des alcooliques, des psychotiques et autres miséreux du handicap, tous, éclopés de la vie. 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Le climat est à la violence, à l’exclusion. L’angoisse de mort, l’agressivité et les pulsions sont aux commandes ; la loi du réel est dure. Mais ces populations, ont une parole de vérité à énoncer, qu’il faut savoir entendre pour s’en saisir et les aider, dans le bon sens du terme et non pas « dans la tyrannie de faire le bien » (Kant). Elles connaissent leur dépendance, leur folie, leurs impasses et leurs empêchements. 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Si l’on s’attache, comme l’enseignant, qui accepte de se laisser enseigner par ses élèves, à ne pas savoir, et à avancer sur la précarité de l’incertitude alors, on a une chance de ne pas nuire, de ne pas faire du pire, mais de préserver l’autre dans sa dignité.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Nous sommes loin de cette rééducation ambiante où le sujet est découpé, saucissonné à coup d’ateliers et d’interventions tous azimuts, sans que l’entité de son être ne soit prise en considération. Il ne s’agit pas de l’adapter à la réalité, ni de le dresser ou redresser : il s’agit d’intégrer sa différence sans l’en spolier, de lui permettre de trouver sa place dans son espace humain, dans l’espèce humaine. 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Pas de place pour l’hypocrisie, les faux semblants, les discours de façade. Il faut savoir échouer, pouvoir reconnaitre d’échouer, perdre des idéaux et des illusions, invalider les systèmes tortionnaires afin de « ne pas nourrir la marge par la norme, mais plutôt la norme par la marge. » Voilà un objectif qui transcende : prendre en compte l’irréversible et créer à partir de cette base.
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
La tâche est ardue et peut devenir ingrate si l’ingratitude et le manque de reconnaissance en sont les seuls retours ; réfléchissons à ce que leur souffrance au travail ne devienne pas le propre de leur vécu. Il est difficile de donner à voir le travail éducatif : il se tisse de petits riens, de détails. Mais on doit y mettre les mains et mouiller sa chemise. De surcroît, lutter, résister avec et pour ceux qui n’en peuvent plus de l’échec, du rejet, de la stigmatisation, implique souvent de subir les revers du déni des familles et la perversion des institutions. 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
Cet ouvrage collectif propose, dans la simplicité du pragmatisme, quelques témoignages de ces acteurs de la vie sociale, de leur engagement à faire de ces personnes handicapées non pas des handicapées mais des sujets, et des sujets qui eux, n’ont pas de handicaps !
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
 Florence Plon
&lt;/p&gt;
</description></item><item><pubDate>Tue, 23 Feb 2010 14:02:07 GMT</pubDate><title>Interview Radio du 5 décembre 2007</title><link>http://www.psychasoc.com/Audio/Interview-Radio-du-5-decembre-2007</link><description>
&lt;p&gt;
&lt;a href="http://www.autreradioautreculture.fr" target="_self"&gt;http://www.autreradioautreculture.fr&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;
</description></item><item><pubDate>Fri, 19 Feb 2010 13:11:46 GMT</pubDate><title>La souffrance est-elle le propre du travail ?</title><link>http://www.psychasoc.com/Textes/La-souffrance-est-elle-le-propre-du-travail</link><description>
&lt;p&gt;
Bien que, dans nos sociétés progressistes, nous parlions de bien-être, d’épanouissement personnel, c’est de souffrance au travail dont il est question. Que ce soit de la part de spécialistes, de politiques : le discours fait en permanence état de ce phénomène, fortement orienté par les médias. Les accidents du travail et les suicides ne sont pas à minimiser. Est-ce à dire que l’esclave ne souffrait pas en son temps ? Est-ce que les ouvriers des chantiers des pyramides étaient mieux traités que les « travailleurs » actuels ? 
&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
 
&lt;/p&gt;
</description></item></channel></rss>
