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Animé par Joseph ROUZEL, psychanalyste, formateur et superviseur, met au travail la confrontation entre psychanalyse et travail social. C'est un espace de réflexion, d'élaboration, de partage. Il fait circuler des textes libres, dispose d'un forum de discussion, d'un kiosque de critiques d'ouvrages récents et présente des propositions de formations en travail social.

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"Toute formation humaine, affirme Jacques Lacan, a pour fonction, par essence et non par accident, de refréner la jouissance" (in Autres écrits). La formation professionnelle continue est un mode d'intervention sociale pour les apprentissages et les remises à jour qu'elle procure. De plus, elle favorise un questionnement chez les travailleurs sociaux quant à la place qu'ils occupent auprès des personnes dont la société leur confie l'accompagnement.
Dans les stages de PSYCHASOC où interviennent une vingtaine de formateurs, nous mettons au travail une clinique, une éthique et une politique du sujet dans le champ social.

Actualités

du 28/09/2009 au 29/09/2009
du 24/10/2009 au 25/10/2009

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Permanence et changement, Jean-Paul Mugnier
 
 

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GUERRE et LIBERALISME
Lundi 29 Juin 2009

« Nous avons eu des contemporains sous le règne de Louis XIV » déclarait Diderot en plein XVIIIe siècle. En fait, le courant de pensée critique et de philosophie naturaliste qui aboutit à l'esprit encyclopédique remonte même à la renaissance, à Rabelais et surtout à Montaigne. L'exigence critique, dans cette orientation innovante que pointait résolument le Libéralisme, ce courant avéré de philosophie politique, né d'une opposition à l'absolutisme et au droit divin dans l'Europe des lumières, affirme la primauté des principes de liberté et de responsabilité individuelles sur le pouvoir souverain.

Mélanie Klein, le jeu et l’univers fantasmatique de l’enfant
Vendredi 26 Juin 2009

Comment faire dire à l'enfant ce qu'il ne dit pas et le libérer de ses angoisses archaïques ? Comment l’aider à parler avec son propre langage et favoriser la construction du moi ? Mélanie Klein (1882- 1960) apporte des réponses tant sur le plan théorique que clinique à ce type de question. Psychanalyste anglaise d’origine autrichienne, « Cette tripière de Génie » comme le disait Lacan, est en fait la véritable pionnière de la psychanalyse des enfants. Elle nous dévoile un monde fantasmatique de l’enfance d’une extraordinaire complexité. A partir de l’observation et du traitement psychanalytique d’enfants très jeunes, dès l’âge de 2 à 3 ans, et avec l’aide de la technique du jeu, elle a mis en lumière la construction précoce de la psyché et les modes de défenses archaïques. Mélanie Klein propose une méthode pour psychanalyser les enfants et une théorie des premiers stades du psychisme.

Solitude, compagnonnage et échappée (VI è promo de superviseurs)
Mercredi 24 Juin 2009

C’est après un long parcours que j’atterris à PSYCHASOC, dans la formation à la supervision d’équipe de travailleurs sociaux. Le voyage a été riche en partant du Nord, en passant, non pas par la Lorraine, mais par Paris, puis la route du grand Ouest Tours, Bordeaux. Enfin cette incursion à Montpellier, le grand Sud donc, où Joseph Rouzel et son équipe ont à m’apprendre de la supervision. Je suis une professionnelle du social, plus exactement assistante sociale. Contrariée (contraire y est – contre art y est) si je puis dire car la motivation pour ce métier a surtout été de répondre à ma réalité existentielle : être autonome financièrement, faire des études courtes, et être sure d’avoir du travail à la sortie… Je voulais être psychologue, aussi je me suis donc toujours arrangée pour travailler dans des services ou des institutions au sein desquelles la psychologie et la psychanalyse oeuvraient au sens de la mission que portaient les professionnels.

L'homme, la laisse et le chien qui marchait devant... (VIè promo de superviseurs)
Mercredi 24 Juin 2009

Si je retourne en arrière et m’interroge sur mon désir de formation à la supervision, me vient l’image de la retraite. Ma question : Comment occuper ce temps ? Est-ce pour moi un temps de vacances, possibilité de faire des choses plaisantes, comme pouvoir enfin mettre en place mon atelier de perles, par exemple, ou bien cette image de la retraite me renvoie-t-elle à une image d’une vacance, d’un temps où le temps ne sera plus défini par un travail régulier inscrit dans l’ordre du monde ou encore image du vide, approche jour après jour de cette nuit où le néant nous attend ? Remplir ce temps « manquant » ?

MONOGRAPHIES VI : Promotion Racines
Mardi 16 Juin 2009

Voici trois travaux issus de la VIe promotion de superviseurs qui ont décidé de s’avancer sous le signifiant « racines ». L’enracinement en effet est patent dans cette démarche. Enracinement dans une clinique, celle de superviseur auprès d’équipes d’établissements sanitaires, sociaux ou médico-sociaux. Enracinement dans un donné à lire cette pratique singulière. Pour cela chacun a été chercher dans la formation ou dans sa pratique un point qui a fait suffisamment énigme pour se mettre au travail. Seules nos questions nous poussent en avant. Les racines ont ainsi alimenté le feuillage de la création. Cela fait de la pratique de superviseur une pratique poétique.

Chemins d'initiation aux confins de l'Amazone
Lundi 15 Juin 2009

Autrefois, les passages à l’âge d’Homme étaient marqués par des cérémonies profanes (la conscription, le service militaire, les fins d’apprentissage, maints folklores régionaux…) ou sacrées (communion solennelle, confirmation, bar-mitsva…). Aujourd’hui, dans un monde envahi par un nombre croissant d’adolescents, des plus précoces aux plus attardés, rien ne vient conférer de façon indiscutable un statut d’adulte, rien ne vient signifier le passage ni même ses balises. Le sujet de la modernité est sommé de se mettre au monde en grande partie par lui-même.

Ce chemin n’est pas tracé d’avance. La collection Initiatiques entend ouvrir quelques frayages, récits d’événements qui ont permis, à de jeunes femmes et de jeunes hommes, de passer à l’âge d’Homme.
La collection proposera, à chaque nouvelle parution annuelle, deux témoignages, deux échos.

Psychanalyse sans frontière : l’institution dans tous ses états
Vendredi 12 Juin 2009

Penser l’institution et instituer la pensée participent d’un même mouvement, continuité möbienne pourrait-on dire. Si, comme l’énonce Jacques Lacan vers la fin de sa vie : « L’inconscient, c’est le social », c’est qu’il y a bien un principe d’engendrement mutuel entre subjectif et collectif. Pas d’institution sans sujet, pas de sujet sans institution. Sans que ces deux dimensions, de ce qu’on peut nommer à la suite de Lacan : « l’humus humain », se confondent, ni se rejointent. Demeure un « hiatus irrationnalis » . C’est justement de leur point de non-recouvrement que jaillissent et les questions et… les difficultés. Ce qu'on nomme « symptômes » chez les sujets est issu de cette inadéquation. Que les thuriféraires du management veuillent les éradiquer à coup de gouvernance, de médication, de rééducation, dit bien en quoi le symptôme constitue un mode de résistance des sujets au management industriel débridé.

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