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site Animé par Joseph ROUZEL, psychanalyste, formateur et superviseur, met au travail la confrontation entre psychanalyse et travail social. C'est un espace de réflexion, d'élaboration, de partage. Il fait circuler des textes libres, dispose d'un forum de discussion, d'un kiosque de critiques d'ouvrages récents et présente des propositions de formations en travail social. formations
"Toute formation humaine, affirme Jacques Lacan, a pour fonction, par essence et non par accident, de refréner la jouissance" (in Autres écrits). La formation professionnelle continue est un mode d'intervention sociale pour les apprentissages et les remises à jour qu'elle procure. De plus, elle favorise un questionnement chez les travailleurs sociaux quant à la place qu'ils occupent auprès des personnes dont la société leur confie l'accompagnement. |
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Les fureurs de la tempête médiatico-égologique s’étant déportées sur d’autres objets de tumulte, il m’est possible, même tardivement, de profiter de l’estran pour envisager ce que la psychanalyse m’a apporté dans mon métier d’éducateur spécialisé ; avant que tout cela ne s’évanouisse avec la prochaine marée montante.
J’ai le sentiment d’entendre beaucoup parler de choses qui marchent aujourd’hui. Des méthodes épatantes d’accompagnement des sujets. Ces méthodes sont tellement épatantes qu’elles ne peuvent se donner de consistance qu’en attaquant la psychanalyse. Comme la psychanalyse n’a rien demandé, je me dis que tout cela relève de la forfaiture ; la nommer comme inopérante, inutile, voire abusive, que sais-je méchante n’a qu’un seul bénéfice : dissimuler derrière un paravent de dignité, se cherchant je ne sais quelque caution scientifique, une volonté farouche d’encrypter toujours plus la question politique, comme celle de la mort et de la sexualité ; bref rien ne devrait empêcher la jouissance.
Ce matin d’avril 2009, je m’étais déplacée de Rennes jusqu’à l’hôpital de St Malo pour un entretien d’embauche. Le travail en question me motivait peu, j’y allais plutôt pour m’entrainer…et revoir la mer. Après cet exercice aléatoire, je traversais la ville à pied, disponible, d’humeur légère ; le soleil réchauffait doucement les façades de granit. A peine dissimulés par les feuilles naissantes, les oiseaux pépiaient leurs notes tendres et flûtées. Au milieu d’une place arrimée de bancs solides, je saluai deux hommes qui - visiblement - avaient dormi dehors. L’un puis l’autre, répondant à mon bonjour, dans un mouvement du visage, tourna les yeux vers le ciel magnifique, azur, infini. Geste aussi discret qu’éloquent. Comme pour m’indiquer un espace donné, inconditionnellement.Touchée par l’élégance de leur salut, je songeai aux gens d’Alfadi côtoyés pendant l’automne et l’hiver précédents.
Le 5 avril, après-midi, dernier, j’étais à Versailles, non pas pour admirer les ors de la royauté déchue mais pour rendre hommage à une belle révolution. Non pas française celle-ci mais brésilienne. Non pas en 1789 mais dans les années 1950-60, elle a pour nom « l’éducation populaire » caractérisée, selon son illustre concepteur Paulo Freire, par une « praxis de la liberté ». « Révolution » n’est pas un vain mot ni une vue de l’esprit lorsqu’il s’agit d’évoquer l’œuvre de Paulo Freire. Celle-ci s’enracine dans un contexte historique et sociologique particulièrement conflictuel et inégalitaire. L’Amérique Latine des années 50 est aux mains des dictateurs dont la domination par la force est productrice de graves inégalités sociales et d’atteintes insoutenables aux droits de l’Homme. Contexte peu favorable à l’expression de la singularité dont se saisit Paulo Freire pour élaborer sa vision de l’éducation populaire dont le projet politique est de construire des relations égalitaires, respectueuses de la diversité (culturelle, ethnique, sociale,…)
La haine, cette haine de la différence, cette haine… entraîneuse de la peur, de cette phobie de l’inattendu singulier du sujet citoyen ! Ravalez votre haine, messieurs les politiciens, laissez les orateurs politiques parler…
Cet article a pour objet d'aborder la question du temps dans sa dimension sociologique... Il s'agira néanmoins, avant d'engager le propos sociologique, de venir visiter cette dimension dans laquelle l'homme s'inscrit dès sa naissance, du point de vue philosophique en admettant avec Saint-Augustin que l'homme porte en lui la question du temps et qu'il ne peut le conjuguer qu'au présent, et ne saurait en aborder la matérialité. Nous verrons que Saint-Augustin décline le présent en trois temporalités, «le présent du passé», «le présent du présent» et «le présent du futur», invitant ainsi la question du temps à une expérience vécue du point de vue personnel, tel que le rappellera plus tard Merleau-Ponty en affirmant le temps comme «une dimension de notre être ».
Lacan définit le transfert par une formule que je trouve lumineuse : « c’est de l’amour qui s’adresse au savoir ». Que veut-il dire là ? Quand un sujet s’adresse à un psychanalyse, mais aussi à un médecin, un enseignant, un travailleur social ou un animateur, ce n’est pas tant vers l’individu qu’il se tourne que vers quelqu’un à qui il suppose un savoir sur ce qui est bien pour lui et sur une bonne réponse à sa souffrance psychique ou physique, à sa demande de connaissances, à ses difficultés sociales ou à sa recherche de loisirs. Cela suppose de confier à l’autre les clefs de sa propre vie, comme un Dieu omnipotent, ce qui est quand même illusoire. Cela pose le transfert du côté de l’embrouille. Cette projection, l’usager la fait, que le professionnel le veuille non, qu’il en ait conscience ou non. Car là est le gros problème : ce sont des mécanismes qui interagissent surtout au niveau inconscient. (Entretien avec Jacques Trémintin)
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